SERMENT DE JOHN GALT

Je n'aime pas les boîtes noires. "Je jure, sur ma vie et l'amour que j'ai pour elle, de ne jamais vivre pour les autres, ni demander aux autres de vivre pour moi" JOHN GALT ("La GREVE" Ayn RAND)

Nous sommes sous monopole socialiste et la fin de l'histoire sera le choix entre désordre et délire. Mais c’est l’affaire de la gauche... et de la droite. Pour une fois, on ne pourra pas incriminer le libéralisme, qu'il soit néo, ultra ou autre chose, et le pouvoir hégémonique en France sera tenu pour seul responsable de la crise qui va venir et des mesures qu’elle appellera, bon gré mal gré.

Les libéraux doivent s'organiser pour constituer leur force en éclairant l’opinion publique. Celle-ci sera très vite désorientée par les initiatives du nouveau pouvoir, les promesses électorales envolées et les réalités économiques et sociales stupidement ignorées, révéleront au grand jour l'incompétence et l'impuissance de la politique à faire vivre durablement la Société.

La relance libérale sera alors devenue une nécessité lorsque les citoyens découvriront que l'horreur n'était pas ce qu'on leur présentait !!! Patrick AUBIN (juin 2012)

Rechercher dans ce blog

2 mai 2013

Refus de cette fatalité

Mon droit d'expression d'élu dans Tournefeuille Information :



Moins d'un an et le conseil municipal sera renouvelé. La commune est depuis toujours aux mains d’étatistes. La France, les autres collectivités locales aussi. La droite, tout autant étatiste, ne fera pas mieux. Elle l'a déjà prouvé. Si vous êtes convaincu de l’urgence de tourner la page de cette démocrassie de connivence, contactez-moi pour partager un avenir meilleur que misère et dettes publiques... Ne soyons plus esclaves du système. Mais libres et responsables. Ne laissons plus la bureaucratie diriger nos vies. Ne laissons plus ce système se servir au lieu de servir les citoyens. Le pouvoir revient au peuple, pas aux oligarchies élues. Retrouvons le dynamisme économique et l'emploi grâce à la liberté, voilà la seule option sociale réaliste... Le droit de l'être avant le droit d'avoir !


Voici la suite :


Etes-vous prêts à lire et à entendre des choses différentes de la soupe que nous verse la droite et la gauche, ainsi que leurs extrêmes, en France ?

Non pas des choses nouvelles, car il n'y a rien à inventer sur le plan politique, mais des choses que nos gouvernants ont enterrées progressivement pour leur propre intérêt de nuisances.

Des choses qui nous viennent du siècle des Lumières mais qui n’arrangent pas l’abus de pouvoir, la confiscation du pouvoir : nos ancêtres ont fait tombé le pouvoir absolu, mais ils ont oublié en cours de route le chemin tracé.

Les gouvernants d'aujourd'hui nous promettent beaucoup de choses mais c’est toujours avec notre argent tout en se servant au passage. Ils nous ont illusionnés et ce que nous récoltons aujourd'hui, c'est une montagne de dettes avec une crise de laquelle nous n'en sortirons pas, car ils n'ont pas de solution. Ils ont transformé les droits de l'être en droit d'avoir … mais toujours à notre détriment !!!
  





Le droit de vote s'est transformé, avec les promesses électorales des hommes politiques qui utilisent l'argent des autres pour les satisfaire, en droit de voler légalement son voisin par des impôts et taxes toujours en croissance. Mais ce n'est pas en déshabillant Pierre pour habiller Paul, que les deux sont plus heureux : le riche fuit, celui qui a la possibilité de le devenir part, et la misère s'installe durablement chez ceux qui restent en dehors de l'oligarchie qui continue à se servir allègrement !!!




Toutes ces dépenses publiques donnent l'illusion de progrès. Mais le vrai progrès ne viennent pas de la politique : pouvez-vous citer les innovations françaises issues de l'état sur ces 25 dernières années qui a fait que la France est économiquement forte ? L'aéronautique qui nous touche, nous les toulousains ? Non, elle est bien plus ancienne, l'aviation mondiale est né à Toulouse, il y a déjà fort bien longtemps. Plus l'état intervient dans l'économie, et pire la situation est. Et si vous pensez que le mille-feuilles administratif lié à la décentralisation est une merveille de fonctionnement simple et peu coûteux, servant le citoyen et les entreprises dans des délais courts, il est vraisemblable que vous n'avez pas un emploi privé qui vous fait vivre. Les élus de la commune de Tournefeuille apprécient particulièrement ce système qui leur attribue généreusement des subventions. Vous l'aurez surement compris, ils apprécient ce système plutôt que de devoir lever des impôts au sein de la commune pour masquer le niveau de leurs dépenses : ils préfèrent l'opacité à la transparence. En fait, pour vous donner une idée, la commune dépense plus de trois fois ce que les tournefeuillais payent en impôts locaux : par exemple si le cumul de vos propres taxes locales (habitation et foncières) représente 3 000 euros au niveau de votre foyer, la commune en dépense plus de 9 000 !!! Et pour vous, c'est une dépense obligatoire ! A vous de vous serrer la ceinture, eux ils n'ont aucune contrainte si ce n'est d'entretenir l'illusion que vous êtes libres !



Les élus de la commune de Tournefeuille, grâce aux statistiques toutes aussi biaisées les unes que les autres, minimisent la dette. Mais tout est relatif, et c'est une dette publique de trop : elle représente environ une fois et demi le montant des impôts locaux annuels. De plus des dettes communales supplémentaires sont réparties dans des officines comme le CCAS (Centre communal d'action sociale) ou le SDEHG (Syndicat départemental de l'électricité de Haute Garonne). La commune garantit également des prêts à des offices privés d'HLM. N'oublions pas non plus l'intercommunalité dans laquelle siège des élus de la commune qui sert de réceptacle d'achats immobiliers sur la commune. Toutes ces dettes reposent exclusivement sur votre argent et celui de nos entreprises. Et nous, nous nous fonctionnons comment pour faire développer nos entreprises ? Il faut comprendre une bonne fois pour toute que les impôts et taxes ne créent pas de richesses, car si c'était le cas, les politiques n'auraient pas besoin de nous ponctionner. Et toute dette publique est une escroquerie supplémentaire sur les citoyens car même ce qu'ils appellent de l'investissement est du fonctionnement. Alors ne nous étonnons pas que l'économie ne trouve plus les moyens de se financer et que l'emploi chute.



Et les élus actuels de la région toulousaines veulent continuer dans leurs dépenses avec l'arrivée d'un BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) pour remplacer la ligne 65... alors que les transports en commun sur la commune ne séduisent pas la population. Sur cette ligne 65, le maire a tellement honte du chiffre de la fréquentation, qu'il annonce celle-ci sur la base d'une année : 1 millions de voyageurs/an !!! Ce n'est même pas 3 000 voyageurs/jour. Pour faire cette ligne, l'Avenue Vincent Auriol devra être cassé alors qu'elle a été refaite il y a à peine 10 ans. Comme vision à court, moyen et long terme, il est possible de faire beaucoup mieux !





Les élus de Tournefeuille, et en particulier le premier édile, adorent parler de solidarité, et pour cause car il est également un cumulard de fonctions et d'indemnités : merci brave peuple de vos offrandes !!!



Jouer sur les sentiments est une technique vieille comme le monde pour s'attirer les naïfs. Et à Tournefeuille, nous avons une coalition politique de la pomme pas mure (verte) jusqu'à la pomme bien mure (rouge) en passant par la rose. La pomme orange et la pomme bleue ont aussi cédé aux chants des sirènes de ce système social que tout le monde nous envient... mais que personne ne veut surtout adopter !!! Mais nos élus tirent aussi sur la corde des subventions issues de ce système - par exemple de la CAF (Caisse d'allocations familiales)- alors qu'il est en instance d'exploser et de déposer le bilan. Bon tant qu'il y a encore quelques français pour payer, profitons-en un maximum !!! A l'instar de son modèle soviétique, le dinosaure aura tenu environ 75 ans. Et maintenant qu'ils ont pillé les entreprises et les citoyens français, les cigales sont en train de crier famine et lorgnent déjà sur l'argent des fourmis allemandes. Lamentable !!!




Puisque nous évoquons une fable de La Fontaine, restons dans le domaine de la culture, un domaine dans lequel excelle cette formidable municipalité pour avoir réalisé le tour de force de bâtir deux salles de spectacles en moins de 5 ans. Pardon, plus qu'une seule puisque le Phare doit être appelé, comme me l'a rappelé un jour en conseil municipal, le toujours maire de cette commune, une "salle polyvalente". En effet, les artistes qui sont passés par ce "gymnase amélioré" ont trouvé un léger défaut dans la sonorité et ne sont pas près d'y revenir... et celà est maintenant connu dans la profession. Encore des dépenses et des emprunts inutilement engagés...




Vous aurez surement noté que le milieu associatif à Tournefeuille est d'une richesse extraordinaire, à défaut d'avoir des entreprises qui créent de la richesse. Vous pouvez créer la moindre association, une oreille attentive de la municipalité se dressera et on vous fera les yeux doux. J'ai de quoi écrire un livre d'anecdotes dans ce domaine. Le clientélisme et les conflits d'intérêts des élus ou membres de leur famille qui en résultent est tout aussi extraordinairement riches. Il est aussi très intéressant de faire des rapprochements entre les entreprises qui répondent à des appels d'offres sur la commune et celles qui financent des associations communales. Une corruption insidieuse existe mais comme cela fonctionne au grand jour, plus personne n'y prête attention.



Tout ce système de copinage local qui dure depuis toujours sur la commune de Tournefeuille entraîne des réflexes qui appauvrissent l'économie et donc, nous, les citoyens. Nous ne devrions pas voter pour nous faire piller, mais pour nous garantir nos droits naturels et imprescriptibles que sont la liberté, la propriété, la sécurité et la résistance à l'oppression. Et pourtant, nous continuons à croire en l'homme politique providentiel qui va nous raser gratuitement. Et pour nous raser, nous sommes gâtés.



Ceux qui pâtissent le plus de cette situation au sein en France comme dans la commune sont les plus faibles qui perdent leurs emplois, mais également les retraités qui ne peuvent plus payer leurs impôts locaux, voire contraints de déménager.



D'ailleurs, avec la modification du plan d'urbanisme à Tournefeuille, de sérieuses menaces pèsent sur les propriétés des uns et des autres : l'actuelle municipalité a décidé d'une densification de la manière de ce que les dirigeants de l'ex-URSS avaient pu faire en leurs temps ou ce que les pays collectivistes ont ou décident en matière d'aménagement. malgré que la plupart des villes de France sont aux mains des socialistes ou d'étatistes, malgré tout l'interventionnisme politique dans l'immobilier, malgré tous les plans et règlements urbains, l'économie ne fonctionne pas mieux pour autant, bien au contraire.



Or le pouvoir est au peuple, les élus ne doivent être que les représentants du peuple. Et il existe une anomalie que le peuple n'a pas encore su traiter (dans très peu de pays au monde) : c'est que les élus (élus par une partie du peuple - le plus souvent sont minoritaires) se sont érigés en dirigeants et veulent construire une société que les autres parties du peuple refusent (qui se retrouvent souvent majoritaires). Le peuple est donc divers et si la démocratie consiste à utiliser la violence de l'Etat pour qu'une majorité minoritaire imposer ses projets aux minorités majoritaires, alors c'est que nous sommes en dictature et qu'il faut passer à autre chose de moins conflictuel. En tout état de cause, il ne faut plus faire confiance à des élus pour faire évoluer la société : la société sait évoluer seule sans avoir besoin de lois et règlements pléthoriques aussi inefficaces que stupides qui ne servent qu'à occuper une bureaucratie. La loi doit être simple et comprise de tous, et surtout universelle : tout le reste doit être de l'ordre du domaine des contrats entre privés.



Le plus urgent est en effet de retrouver le chemin de l'activité privée et de supprimer la possibilité aux politiques de gesticuler et de brasser du vent. La politique c'est le droit, et l'Etat, ce sont les fonctions régaliennes.
Voir la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 (base constitutionnelle) :
http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/dudh/1789.asp).



Aussi, il est nécessaire de recentrer les élus locaux vers les fonctions régaliennes, celles de la garantie des droits naturels et imprescriptibles : n'oublions pas - et je n'invente rien - que le maire est censé être depuis toujours le premier magistrat sur la commune. Et si les magistrats des tribunaux sont laxistes avec la délinquance - là aussi, je n'invente rien, le constat est sévère et la police n'en peux plus de leurs actions inutiles -, les élus doivent être en mesure de peser dans les décisions sur des actes qui concernent leur commune : l'indépendance des pouvoirs ne doit pas empêcher les critiques par les citoyens et la remise en cause de leur fonctionnement. C'est donc bien sur le  terrain des fonctions régaliennes, et notamment pour garantir leur sécurité, que les citoyens sont en droit d'attendre des actes forts de leurs élus. Il y a une urgence à instituer sur les quartiers une véritable politique de sécurité, avec la police nationale et la police municipale, afin de renverser la peur : ce sont les délinquants qui doivent vivre l'insécurité. Et c'est bien aux citoyens de décider dans la cité ce que leurs quartiers doivent être pour ne plus craindre l'agression.



Alors fini le social avec le méchant libéral que je suis et qui ne s'intéresse qu'à son pognon et à la sécurité comme le prétendent ceux qui dénigrent le libéralisme soit avec le retour à l’âge de pierre soit avec la loi de la jungle et en l’affublant de préfixes tel que « ultra » ou « néo » ?



Tout d'abord, tordons le coup au dénigrement du libéralisme : le libéralisme est une morale politique fondée sur le fait de ne pas faire à autrui ce que l’on ne veut pas qu’autrui nous fasse. Cela repose sur la défense du faible à travers le droit. Pourquoi le social devrait toucher collectivement tout le monde et passe par une organisation nommée « état » ? Quelle justification morale ou scientifique à cela ? Que ceux qui sont pauvres ne puissent pas se payer les soins ? Mais de qui se moque-t-on, doit-on avoir des pauvres pour s’occuper de sa santé ? Et qui mieux que nous-même peut savoir ce qui nous convient ?

Si un citoyen est responsable pour voter, il est tout autant responsable de sa propre vie : il est en mesure de choisir une assurance santé, de faire des choix pour sa retraite ou son chômage. Arrêtons de l'infantiliser car à ce moment-là, il n'est plus en mesure de voter. Quand on voit aujourd'hui la gabegie et la quasi-faillite des mécanismes collectivistes qui ont été mis en place depuis 1946, on peut se dire que ce gâchis aurait pu être évité.




Les associations ou fondations, si elles ne sont plus subventionnées, peuvent très bien recevoir des dons des personnes physiques et morales. Un citoyen ou un dirigeant d'entreprise peut très bien choisir librement et volontairement les associations à qui il souhaite faire des dons. C'est leur argent, et il n'y a aucun risque de conflit d'intérêt, car votre argent vous pouvez le dépenser comme bon vous semble. C'est sans intermédiaire, directement et net dans les caisses de l'association. Cela évite de passer par l'arbitraire de la distribution clientéliste politique et la ponction administrative tout à fait inutile. Et si certaines associations ne sont pas transparentes, les citoyens auront tôt fait d'en trouver de plus sérieuses.



Alors oui l'illusion socialiste, tout le monde est en train de la découvrir au fur et à mesure. Le socialisme ne sait que piller l'argent des autres pour pouvoir fonctionner. Et quand l'argent vient à manquer, c'est la fuite en avant le crash. La droite en France n'est pas mieux : elle est étatiste et conservatrice du socialisme. Elle n'a jamais déconstruit ce que les socialistes ont mis en place comme horreurs économiques.



Toute collectivité locale, année après année, en votant des budgets qui comportent des subventions directes et indirectes en provenance de l'état, porte une lourde responsabilité dans la catastrophe des finances publiques de la France. Les élus de la commune de Tournefeuille, dont le budget est à plus de la moitié financé par des subventions, font partie des fossoyeurs de l'économie. J'ai été le seul à dénoncer durant mon mandat de tels agissements qui nous conduisent à la ruine.



Car avec l'état-providence, ce que nous avons récolté c'est l'oppression fiscale, l'insécurité économique et le vol légalisé de nos revenus : chaque salarié après cotisations sociales (salariales et patronales), impôts et taxes divers et variés, ne dispose plus qu'environ du 1/3 de ce qu'une entreprise mobilise pour lui. Oui quand vous avez échangé 1 000 euros pour vous, l'entreprise vous aura payé 3 000 euros, les 2 000 euros sont partis pour financer des choses que vous ne contrôlez pas, mais que les politiques ont définies comme étant pour votre bonheur !!! Ce sont ces mêmes socialistes qui avaient décidé que Tournefeuille serait une ville pavillonnaire dans les années 80-90. Vous me direz surement qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, mais il ne faut pas non plus prendre les citoyens pour des gogos. Pour tous ceux qui ont des doutes sur la manière d'agir des élus, allez faire un tour du côté de Blagnac avec le tramway, tramway qui est d’ailleurs très loin d’atteindre les chiffres de fréquentation que les étatistes de droite promettaient.



Si évidemment le législatif ne dépend pas de la commune et de l'intercommunalité, comme le code du travail qui mérite plus qu'un toilettage (notez par exemple que le code du travail suisse se lit dans le train Paris-Lausanne et qu'il n'existe pas de SMIC : est-ce que les suisses sont des esclaves ou des esclavagistes, des antidémocrates ou un pays de pauvres ?), d’une manière générale, les élus se mêlent malgré tout de choses qui ne les regardent pas en détournant de l’argent qui ne leur appartient pas. Outre une sévère taille dans les subventions, un arrêt total des emprunts, de l'intervention dans le domaine de la culture et des sports, de suppression des frais de communication inutiles, il est indispensable de donner aux citoyens la responsabilité de gestion et de l'organisation de leurs quartiers. C'est en réduisant le poids et la lourdeur de l'intervention municipale que les impôts et taxes se réduiront sur les citoyens et les entreprises, leur permettant de retrouver du pouvoir d'achat. C'est en retrouvant le chemin des marchés privés que les citoyens redonneront du dynamisme à l'économie avec un retour à la création d'emplois. L'étatisme c'est le chemin de la misère.



Aussi ce n'est pas en reconduisant la majorité communale socialo-communiste actuelle qui se refuse à baisser les impôts parmi les plus élevés de France, que l'économie aura une chance de repartir. Tout comme les ministres du gouvernement, ces élus sont essentiellement issus du secteur public ou d'entreprises qui dépendent très largement du financement public. Aucun ne peut justifier d'une activité privée réussie en développement d'entreprise... pas même le maire.



En les reconduisant, et avec un état socialiste qui va réduire les subventions de l'état vers les collectivités locales pour tenir les objectifs de réductions de dépenses publiques pour reculer l’échéance de la catastrophe, le risque est fort que les élus socialistes locaux, face à leurs propres dépenses communales, se trouvent dans l'obligation d'augmenter les impôts locaux pour maintenir le niveau de leurs dépenses excessives. Il faut ainsi noter que le coût du personnel communal est supérieur à ce que rapportent tous les impôts locaux !!! Alors si vous refusez cette fatalité du crash final, il est temps de prendre des mesures drastiques dans l'organisation de l'état français et de son mille-feuille, à commencer par la commune : continuer à faire l'autruche, n'empêchera pas le tsunami des finances publiques françaises d’arriver et de tout balayer. Mais ce jour-là, il faudra quand même des libéraux pour repartir du bon pied et dans la bonne direction.





Alors pour nos collectivités locales, c'est la même chose, les citoyens les ont laissé faire et les élus interviennent dans les domaines en dehors du champ des fonctions régaliennes. Plus elles ont pris d’importance, et plus le phénomène de tsunami des finances publiques a été amplifié. Mais vous avez la possibilité de faire changer le cours des choses en reprenant connaissance de ce que les philosophes des Lumières ont apporté avec le libéralisme... ce libéralisme qui ne prend aucune ride à travers le temps qui passe, alors que toutes les expériences de transformer l'homme dans l'égalitarisme sont tombées et tombent au fur et à mesure... voici quelques extraits de philosophes libéraux français :




































Et d'étrangers qui ont marqué leur époque :








 





















Oui, NOUS avons la possibilité de ne pas nous laisser enfermer dans la prison socialiste ou étatiste : les fruits de notre travail nous appartiennent et c'est à chacun de nous d'en avoir la responsabilité de distribution, pas à des oligarchies élues dont le seul but est l'imposition ou la taxation. L'organisation du contrat social de "liberté, égalité et fraternité" est à construire autrement que par la spoliation toujours plus grande de l'arbitraire politique, qu'il soit national ou local. Le pouvoir politique doit être limité aux fonctions régaliennes, car en se mêlant de tout, il assume très mal et engendre les pires malheurs et corruptions. Contactez-moi si vous souhaitez que notre commune trouve un développement parce que ces citoyens le décideront et auront limité le pouvoir politique à ce qu'il aurait dû toujours être.

LE POUVOIR D’ÊTRE ENSEMBLE,
PAS CELUI D'AVOIR
AU DÉTRIMENT DES AUTRES

23 mars 2013

BHNS Toulouse- Tournefeuille-Plaisance : l'abus de pouvoir !


La réunion publique du 20 mars n’a fait que démontrer l’inutilité de ce projet. Les oppositions qu’il trouve sont symptomatiques d’un projet qui ne correspond pas à une demande de la population et n’est qu’une volonté politique de 2 maires constructivistes de banlieue aux idées de grandeur mais contrairement à ce qui est dit, loin d’être des visionnaires, mais exclusivement des adeptes de la dépense de l’argent des autres, à défaut d’avoir su gagner le leur !!! Les soviétiques ne faisaient guère mieux dans leur vision d’aménagement : la liberté des propriétaires mais aussi du peuple est totalement bafouée par des projets sans aucune valorisation. N'oublions pas que ces 2 maires sont sensés s'opposer sur le projet du Centre Commercial des Portes de Gascogne !!! Ah les intérêts d'un jour ne sont pas ceux du lendemain !

Tournefeuille et Lardenne sont des secteurs qui n’ont pas été adaptés pour recevoir ce type d’infrastructure. Leur configuration quasi-exclusive centrée sur un habitat peu dense et le commerce de proximité.

Faire appel au bon sens au lieu de manipuler les chiffres : en conseil municipal du 20 mars, le maire de Tournefeuille a donné un chiffre qui décrédibilise totalement le projet. En effet, le seul et unique élément qui permet de passer des lignes de bus normale (dans le trafic avec les véhicules) à des bus à haut niveau de service (en site dit "propre") est l’augmentation de la fréquentation en nombre de voyageur. Et non, comme pour le BHNS de Plaisance-Toulouse, parce que des politiques en mal d’infrastructure estiment qu’il y a un besoin. Car les socialistes de Tournefeuille qui sont en charge de cette municipalité depuis tant d'années, et à force de constructivisme et d'incompétence, ont raté l’aménagement de la ville et ne l’ont pas préparé à un transport en commun de cette importance. Comment continuer à leur faire confiance ?

1 000 000 de voyageurs/an : voilà le chiffre communiqué par le maire pour la fréquentation de la ligne 65 qu’il veut remplacer par le BHNS. Vous admirerez déjà la manipulation : alors que systématiquement, il est communément utilisé une unité « voyageurs/jour », ici, il utilise « voyageurs/an », histoire de gonfler des chiffres peu avenants. Il a mis d’ailleurs en comparaison les autres lignes 21 et 63 qui seraient toutes deux à « 600 000 voyageurs/an ». Est-ce pour autant un gage de voyageurs supplémentaires ?

La ligne 65 c’est sur un an, c’est 60 rotations de bus/jour en semaine en période scolaire et un peu moins de 50/jour hors période scolaire, un peu plus de 30 le samedi et 20 le dimanche.

Admettons pour un calcul rapide que nous ayons 8 mois de période scolaire, soit 32 semaines et plus de 4 mois hors période, soit 20 semaines (soyons bon prince !). Nous avons ainsi :

-          En période scolaire ( 60 x 5 + 30 + 20 ) x 32 = 11 200 rotations de bus
-          Hors période scolaire ( 50 x 5 + 30 + 20 ) x 20 = 6 000 rotations de bus

Soit 17 200 rotations de bus/an pour transporter 1 000 000 de voyageurs/an soit à peine en moyenne 60 voyageurs à chaque rotation ou une moyenne de même pas 2 800 voyageurs/jour !!!

Vous noterez que je me suis contenté de parler des rotations pour éviter de trop les enfoncer : un voyage, c’est un aller-retour.

Oui cela représente par trajet entre les deux terminus en moyenne à peine 30 voyageurs !!!

Et ils prétendent, avec une ligne BHNS, passer à 39 000 voyageurs/jour ? 14 fois plus qu’aujourd’hui !!!

Certes, il y a la partie toulousaine entre Arènes et Matabiau qui est ajoutée pour tenter de faire bonne figure, mais nous sommes vraiment dans le domaine de la dépense abusive. Combien de toulousains sont intéressés pour faire le trajet Toulouse-Plaisance ?

Faire un flux le matin dans le sens Plaisance-Toulouse et le soir dans le sens Toulouse-Plaisance est un peu léger comme justification à une dépense abusive : 180 millions d’euros pour 2 800 voyageurs soit près de 65 000 euros/voyageur en prétendus investissements est véritablement une dépense plus qu’abusive!!! Et n’oublions pas qu'une telle infrastructure coûte aussi en frais de fonctionnement.

Le BHNS va faire gagner 20 minutes sur le trajet entre Plaisance et Matabiau. Ah oui ? Mais combien de voyageurs vont être concernés par ce gain alors que des milliers d'automobilistes vont perdre plus de temps ? Matabiau n’est pas un centre d’affaires, pas plus que Plaisance ou Tournefeuille ne disposent de zones d'activités industrielles ou commerciales importantes. Faire venir au mieux quelques centaines de spectateurs au Phare, Utopia ou à l’Escale ? De qui se moque-t-on ? Si ces politiques sont sûrs de leur coup, mais qu’ils créent une société privée de transport et qu’ils investissent leur propre argent sur cet investissement au lieu d’utiliser l’argent de ceux qui n’utiliseront pas ce moyen de transport !

Lors de cette réunion, il est apparu quatre allégations pour justifier ce BHNS :

1) « L’intérêt général » : or l’intérêt général, ça n’existe pas. Ce BHNS n’intéresse pas tout le monde et est même une nuisance pour une majorité, que ce soit des habitants, des commerçants comme des automobilistes. Nous sommes donc pour l’instant dans l’intérêt de 2 800 voyageurs par jour par rapport à l’intérêt de milliers d’automobilistes et de la très grande majorité des habitants de Lardenne.

2) Il y aurait « urgence » : si nous avions une ligne 65 avec des bus bondés, on veut bien croire qu’il pourrait y avoir urgence. On en est très loin. Et surtout, il n’existe aucun bassin d’emplois ou d’activités suffisamment important ou en cours pour justifier ce BHNS. Que des habitations, et on peut dire peut dense sur le trajet entre Plaisance et Les Arènes.

3)      Il est proposé par le maire de Toulouse d’indemniser les commerçants : au moins, cela prouve qu’il y a bien nuisances. Ensuite avec quel argent ? En augmentant les impôts sur les commerçants ? Ce n’est surement pas avec leurs indemnités pourtant grasses que les politiques indemniseront les commerçants. Distribuer l’argent des autres pour obtenir l’approbation d’une clientèle, cela s’appelle de la corruption !

4)      « Investissement d’avenir » : tout d’abord ce projet n’est absolument pas un investissement, c’est de la dépense d’argent des contribuables détourné à des fins clientélistes. Cet argent dépensé dans des infrastructures ne sera jamais rentabilisé. Surtout en restant dans le giron public, ces infrastructures ne seront jamais valorisables. Par contre, les emprunts seront bien payés non pas par les « usagers », qui ne paieront peut-être même pas la totalité du fonctionnement, mais par le contribuable.

Enfin la tarte à la crème : les élus nous serinent, qu’avec le BHNS, il faut avoir une vision à 10 ans. Le maire de Tournefeuille aurait-il une vision à 10 ans ? Il a déjà beaucoup de mal à avoir une vision à quelques mois. S’il avait une vision à 10 ans pour implanter un bus en site propre, il n’aurait pas fait l’aménagement de l’avenue Vincent Auriol/Gaston Doumergue dans les années 2000 : il va falloir casser tout ce qui a été fait en terre-plein central (trottoirs, chaussée, décorations, fontaine…). Il semble que pour le maire de Tournefeuille, c’est le propre de l’homme que de faire et défaire. Mais aucun visionnaire n’a jamais construit l’avenir sur le gaspillage et la destruction.

Donnons un dernier exemple de cette non-vision dans l’aménagement routier : le feu rouge de la rue de la Montjoie d’un montant de plus de 90 000 euros de dépenses, et que j’ai dénoncé en son temps par une question orale (Conseil municipal du 23/11/2009). La situation de circulation dans ce secteur en raison de ce feu  est aujourd’hui plus difficile que ce qu’elle était sans : la file d’attente a pratiquement doublée. Le maire affiche la prétention de dire que le feu rouge qui sera mis sur le secteur vers Toulouse (entre le centre commercial Colibri et la sortie rocade Arc-en-ciel) facilitera le passage du BHNS sur l’unique voie en site propre qui sera créée sur le tronçon. Peut-être le bus, mais surement pas tous pour qui ce bus ne présente aucun intérêt.

En fait, si ce projet de BHNS est maintenu, la réalité de l’exiguïté des rues et de l’échec de la fréquentation justifiera des décisions prise au nom de ce mythique « intérêt général » avec notamment l’expropriation de terrains pour améliorer la circulation des bus et celles des automobiles. Que pèsera alors la voix difficilement médiatisée de quelques propriétaires ou riverains sur un équipement qui aura été déjà implanté ? Ceux-ci  seront harcelés progressivement par les services des mairies (qui indiqueront qu’une expropriation risquera de se faire à petit prix mais qu’on leur fait une faveur s’ils peuvent vendre en négociant à « l’amiable ») ou par les promoteurs (qui viendront leur proposer un meilleur prix mais en connivence avec les politiques évidemment sur les objectifs de densification) afin de céder leurs habitations pour densifier autour de cet axe et de remplir les bus. C’est comme cela que ça se passe par exemple pour les habitations qui sont sur le trajet du tramway à Blagnac. Il n’y aucune raison que cela ne soit pas le cas pour Tournefeuille ou Lardenne.

Le maire de Toulouse et tout le politburo de ce 20 mars a refusé le vrai débat en refusant de passer une vidéo que proposait de diffuser un intervenant. Cette vidéo explique les nuisances pendant et après l’implantation d’un tramway. En voici le lien :


20 janv. 2013

BHNS


Quatre lettres pour un bus circulant dans des voies réservées. Après avoir fait miroiter jusqu’à 2 tramways, M. Le Maire de Tournefeuille engage Tisséo dans la construction d’un bus dit «en site propre» sur sa commune. Sale affaire pour les citoyens qui devront subir l’impact et payer pendant des années pour la folie des grandeurs d’une municipalité qui continue de faire croire au réchauffement climatique dû à l’homme. Pourtant, quiconque s’informe sait que cela n’a aucune réalité scientifique.

Ces montants budgétaires importants ne sont donc votés que pour satisfaire des egos d'élus, et non l’environnement. Ces pseudos-investissements ne seront jamais rentabilisés : les volumes de voyageurs en assurant l’amortissement ne seront jamais atteints. Avez-vous reçu les chiffres de fréquentation sur les lignes actuelles ? Que nenni... (texte paru dans Tournefeuille informations où je n'ai droit qu'à 900 caractères)

donc la suite...


Fréquentation : une erreur de casting masquée par du marketing politique



Et pour cause, puisque les chiffres de fréquentation actuelle des lignes existantes sont bien trop faibles au regard des chiffres qui nous sont annoncés pour nous vendre ce projet.

Un compte rendu de la réunion publique du 3 décembre a été réalisé et est accessible sur le site suivant :


Un seul nombre apparaît : « 35 à 40.000 voyageurs/jour ». Cela représente pratiquement la totalité de la population de Tournefeuille et Plaisance du Touch réunies. Excusez du peu : on se demande pourquoi ce projet a attendu tant d’années, s’il y a un tel potentiel ! Comment se fait-il que personne n’ait eu l’idée avant ?! Mais bon puisqu’ils le disent, cela doit être vrai, du moins pour ceux qui veulent bien les croire.

Ah non, pardon j’oubliais, un autre nombre existe : 800 personnes assistaient à ladite réunion. On ne manque pas de souligner que la GRANDE salle du phare était « presque » trop PETITE ! Mais ne soyons pas narquois, s’ils le disent, c’est que ce doit être vrai – pour ceux qui veulent bien les croire.

Une phrase révèle que c’est  « un projet qui s’inscrit dans une vision globale de l’agglomération et qui devrait permettre à Tournefeuille de ne pas être le parent pauvre du Grand Toulouse en matière de transport. » Voilà bien des préoccupations de Don Salluste. Le citoyen se moque bien d’être ou pas le parent pauvre du Grand Toulouse. Rien qu’avec cela, il faut comprendre que ce projet ne répond qu’à une volonté politique et non à un besoin réel, et que ce « besoin », on y répondra à marche forcée s’il le faut.

Regardez bien sur le site mentionné ci-dessus, la vidéo vue d’avion sur Tournefeuille amis surtout observez la configuration de la densité d’habitations sur le parcours proposé. En dehors de la zone du lycée, il s’agit essentiellement d’une zone pavillonnaire et de petits immeubles. Aucune zone d’activités qui pourrait justifier des mouvements de foule. Ce sera au contraire une source de gêne pour tous ces riverains. Ah si, quelques personnes pourront aller faire leurs courses à « carrefour market » en BHNS !

Le tracé sur Tournefeuille : une farce


Il va être organisé quelques réunions pour demander l’avis des tournefeuillais. Quel souci démocratique, vraiment ! La décision est prise, mais comme il y a un très grand risque que ce soit un échec, il faut déjà un bouc émissaire. Ainsi, si le projet à terme est un fiasco, les tournefeuillais – tous les tournefeuillais – ne pourront s’en prendre qu’à eux-mêmes, car le Maire saura leur rappeler que la population a été consultée et a eu l’occasion de participer à toutes les phases de la conception. Ce qui évidemment est faux : on vous persuade que vous participez..

C’est la démocrassie moderne : le politique prend des décisions dont il n’assume ni les risques financiers, ni les échecs commerciaux et au contraire en fait subir les conséquences à ses "serfs".

Ce sont les citoyens qui sont priés de passer à la caisse, qu’ils veuillent ou non le BHNS. Car ici, on n’en est plus au stade de vous demander si vous voulez un BHNS, en vous en expliquant ce que cela entraînerait comme coûts d’investissement et de fonctionnement, et donc la répercussion sur les taxes locales que vous aurez à payer. Ni de vous expliquer qu’une telle opération par le privé serait en fait tout à fait impossible, prouvant alors l’inutilité du projet.

Non, la manipulation se résume ainsi : voilà, le projet est comme cela, vous pouvez tout au plus en choisir la couleur ! Mais surtout, dites bien que vous l’approuvez malgré vous ! Et pour mieux étouffer les levées de boucliers et faire des réunions conviviales et être sûr de cette convivialité, est organisée « une série de six ateliers correspondant aux six tronçons particuliers de l’itinéraire est programmée, ainsi qu’un atelier pour les commerçants » (quand même, n’oublions pas les forces vives de Tournefeuille que sont les commerçants : pour leur dire que leur commerce ne sera pas impacté par les travaux !!!).

Voici les lieux au cas où vous ne les auriez pas vus :
• Secteur 1 : rue de la Garenne / bd Savary (entre Plaisance et bd Jean Gay). Le 22 janvier 2013 à 18 h 30 (Le Phare - salle jaune).
• Secteur 2 : rue du Petit Train (entre bd Jean Gay et av. du Général de Gaulle). Le 29 janvier 2013 à 18 h 30 (Le Phare - salle jaune).
• Secteur 3 : rue du Petit Train (entre la rue Labitrie et le chemin Saint-Pierre). Le 31 janvier 2013 à 18 h 30 (ancienne crèche Moulin Câlin, derrière la Mairie).
• Secteur 4 : chemin Saint-Pierre / rue du Languedoc / bd Montel / rue Gaston Doumergue. Le 7 février 2013 à 18 h 30 (ancienne crèche Moulin Câlin, derrière la Mairie).
• Secteur 5 : bd Vincent Auriol / rue Gaston Doumergue (jusqu’à la rocade Arc-en-Ciel). Le 12 février 2013 à 18 h 30 (ancienne crèche Moulin Câlin, derrière la Mairie).
• Secteur 6 : allée Jean Jaurès / avenue de Lardenne. Lieu et date à définir.
• COMMERÇANTS : le 4 février 2013 à 9 h 30 (ancienne crèche Moulin Câlin, derrière la Mairie).

Eh oui, rendez-vous compte, vu l’affluence de la réunion d’information et l’intérêt des tournefeuillais, ces ateliers vont être fondamentaux.

Passons la forme pour en revenir au fond : le plus risible dans ce tracé, ce sont les travaux qui pourront être faits sur la rue du petit train (secteur 1/2/3) : tout automobiliste qui y passe aux horaires de pointe peut constater que cette rue ne comporte aucun ralentissement du fait du trafic… si ce n’est à cause des ralentisseurs !!! Va-t-on obliger les quelques voitures qui y passent à aller rejoindre et grossir la route de Tarbes ? La piste cyclable va-t-elle se voir amputée ? Va-t-on exproprier quelques parties de terrain ?

Voici quelques questions qui devraient trouver dans ces réunions une bonne réponse : pourquoi faire un projet en site propre sur une zone si peu dense où il n’y a que peu de trafic et un besoin de transport limité ?

A moins que les objectifs futurs soient bien cachés aux habitants de cette zone : une densification inévitable et à marche forcée lorsque Tisséo se plaindra du peu de voyageurs ! Une stratégie de long terme visant à détruire ce quartier pour en faire une banlieue dortoir ?

Enfin, la tarte à la crème : l’intérêt général !


Lorsque les politiques et les fonctionnaires n’ont plus d’argument à fournir, la botte secrète, c’est le fameux et non moins fumeux « intérêt général ». Et là, comme personne n’est capable de le définir et qu’on n’ose s’opposer à cette supposée vérité, ça passe comme une lettre à la poste… sauf quand il y a grève !
Une nouvelle fois, face à l’opposition bien organisée de la population et des commerçants à ce projet sur Lardenne (c’est pour cela qu’il y a des plans B et C sur cette zone), les fonctionnaires ont sorti cet argument ultime et comble de la mauvaise foi :



Mais il se trouve que l’intérêt général, çela n’existe pas : il n’existe que des intérêts de groupes de pression qui confondent leur intérêt avec celui de tous les autres. Et ce n’est surtout pas parce qu’un service est dit « public » qu’il est d’intérêt général.

Ainsi ici, pourquoi l’intérêt général des habitants du quartier de Lardenne, propriétaires ou locataires dans ce quartier, ne serait-il pas supérieur à celui de salariés de Tisséo qui vivent d’ailleurs de l’argent soutiré à ces foyers par la coercition des impôts ? Nous sommes face à une escroquerie intellectuelle caractérisée où ces salariés sous-entendent aux habitants de Lardenne : « Nous savons ce qui est bien pour vous, ne vous en faites pas, nous savons mieux utiliser votre argent que vous-mêmes, et nous allons faire votre bonheur ».

On peut aussi opposer l’intérêt général des automobilistes qui sont bien plus nombreux que les usagers potentiels de ce moyen de transport collectif dit "BHNS" que l'on peut qualifier de rétrograde : pourquoi réduire l’espace routier des automobilistes par des voies spécifiques aux bus alors qu’au contraire, l’intérêt général réclamerait de fluidifier la circulation automobile ? On peut en effet s’étonner de décider de la construction d’un BHNS alors que dans les prévisions l’augmentation du trafic automobile est supérieure à la fréquentation des voyageurs en transport collectif.

A moins que la volonté soit de dissuader les citoyens de prendre l’automobile, considérée par nos dirigeants politiques comme polluante et donc mal venue dans la ville. Mais c’est à la fois ignorer les modifications de la société qui surviennent dans le domaine du travail et surtout des progrès de la technologie dans le domaine de la mobilité individuelle avec les voitures propres. Il est vrai que là encore nos dirigeants politiques (il sera bon qu’un jour prochain, le peuple leur rappelle qu’ils ne doivent être que des « représentants »), qui ne sont pas à une erreur près, ont fait faire de mauvais choix stratégiques à nos constructeurs automobiles pour continuer à mieux taxer les citoyens. ( pour mémoire, voici un lien vers un site - Rapport-thery-autoroutes-information-1994 - qui évoque un rapport de hauts fonctionnaires remis au premier ministre d'alors sur ce qu'ils pensaient d'Internet en 1994 : vraiment plus que risible )

Pas que nous puissions imaginer une quelconque théorie du complot, non. Tout simplement, il est ancré depuis trop longtemps dans les esprits que les impôts et taxes sont inéluctables et doivent toujours augmenter. Mais cela n’est bien évidemment qu’une croyance et la société humaine libre ne confirme en rien cela, en tout cas pas celle que les philosophes du siècle des Lumières avaient imaginée. Les dix ans à venir vont permettre à chacun d’ouvrir peu à peu les yeux sur l’ampleur de la tromperie et de la gabegie cumulée par cet interventionnisme forcené et sauvage, qui au lieu de s’avérer être de progrès, aura ruiné les citoyens français pour un intérêt général imaginaire... alors que l'intérêt personnel des politiciens ne s'est jamais démenti pour l'argent des entreprises et des salariés par voie de conséquence.

D’une manière générale, le maintien d’une politique socialiste annonce la chute du pays


Car il ne faut pas se leurrer, tous ces investissements publics non rentables qui sont payés par les impôts se font au détriment de la création de richesses des entreprises. L’argent qui est ainsi détourné sous prétexte de solidarité, qui en fait engraisse très largement un secteur public intrinsèquement improductif et qui n’a aucune volonté de changement, est responsable de la destruction progressive des emplois du privé, des délocalisations des entreprises, de la fuite des riches et des jeunes vers des pays plus propices, et donc de la montée de la misère qu’ils ont en plus la prétention de rendre plus humaine.

Or même les 10% des plus pauvres contribuent plus qu’ils ne reçoivent de la part de l’Etat. Et si l’Etat était créateur de richesses, cela se saurait : nos politiques n’auraient pas besoin de lever tant d’impôts et d’inventer tant de taxes…

L’exemple du BHNS est une nouvelle preuve du constructivisme ambitieux mais vain de dirigeants politiques qui illusionnent naïvement une partie de la population pour favoriser leur réélection et leur enrichissement personnel. Ainsi, les autres BHNS construits à grands frais en France ont-ils créé des emplois ? Non, bien sûr sinon notre économie se porterait beaucoup mieux. Redonnons aux citoyens le pouvoir de décider de l’évolution de leur quartier : eux seuls connaissent l’intérêt et les moyens dont ils disposent pour réaliser de tels projets. Séparons l'action citoyenne du pouvoir politique : que celui-ci se contente de conserver nos droits naturels et imprescriptibles mais qu'ils ne s'occupent pas de nos vies dans les quartiers tant que nos droits sont respectés.

Patrick AUBIN