FREDERIC BASTIAT 2012 Le clip de campagne ;
http://www.youtube.com/watch?v=I3ug8cwbkSM
retrouvez-le sur son site :
http://bastiat2012.fr/
23 févr. 2012
18 janv. 2012
Emprunts publics : l’escroquerie politique
Les comptes publics se dégradent année après année, donnant un endettement abusif sans véritable contrainte pour l’homme politique. L’emprunt peut s’admettre, pour des projets précis, mais encore faut-il en faire un usage maîtrisé : mais qui aurait intérêt à dire «stop» à cette gabegie collective ?
Les dirigeants politiques ? Les hauts fonctionnaires ? Les syndicats ? Aucun. Les promesses électorales fourvoient le citoyen dans une déraison sans responsabilité individuelle. Elles tissent sans fin les financements croisés de l’État et des collectivités locales, opacifiant ce système incapable de se réguler.
Ainsi, à Tournefeuille, bien que de 30% supérieur à la moyenne nationale, les impôts locaux couvrent à peine plus de 40% des dépenses communales. Dépenser l’argent des autres, c’est tellement facile !
Car l’argent public, c’est d’abord notre argent, votre argent que les gouvernements successifs vous confisquent continuellement en taxes et impôts divers... Mais le paradoxe, c’est qu’à la moindre difficulté de la vie en société, chacun pense que la résolution de son problème en revient à l’État, organisation suprême que l’on imagine parfaite et au-dessus de la corruption des hommes. Et l’homme politique, toujours prompt à satisfaire les intérêts de son électorat, imagine toutes sortes de prétendues solutions qui passent inévitablement par toujours plus de dépenses et donc plus d’impôts à prélever : un puits sans fond où l’intérêt de groupes influents devient, abusivement et sous le masque, celui d’une solidarité détournée de l’intérêt général.
Ainsi dans le domaine financier, « Le maître à penser des Etats, c’est Madoff et sa capacité à construire des pyramides de dettes ». Ce n’est pas de moi mais de Jacques Attali, peu suspect de « dérive droitière » pourtant. Ceux qui me connaissent trouveront que je suis constant. Mais d’autres tenteront sûrement de faire croire que je suis opportuniste de parler en pleine crise de l’excès de dettes – même si d’autres que moi le font depuis bien plus longtemps.
Cependant je les invite à relire cet article de la campagne des municipales de 2008, c’est à dire avant la crise, où je dénonçais déjà publiquement le recours à l’emprunt au sein de notre commune (http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/28/438066-tournefeuille-gauche-et-droite-opposees-sur-le-recours-a-l-emprunt.html). Ils peuvent aussi relire les comptes rendus des conseils municipaux, où j’ai constamment fait valoir un tel point de vue. Oui, l’économie occidentale est malade, malade des États, de la dette publique et de l’interventionnisme politique... et notre commune l’est aussi, même si on n’ose pas le dire et le reconnaitre.
Le milieu politique nous joue la comédie permanente du pouvoir : les marchés seraient soi-disant myopes, irrationnels, et les spéculateurs seraient sans entrailles, ni morale. Et ce monde politique serait exempt de tout reproche en voyant à long terme et en disposant des moyens et du savoir pour nous sortir du mauvais pas dans lequel nous mettraient les marchés et spéculateurs. Dormez brave gens, l’État, grâce à vos élus, veille sur vous en vous protégeant de vous-mêmes !!!
Cessons de trouver en les marchés des boucs émissaires illusoires, puisque les marchés ce sont tout simplement les citoyens qui les constituent : la crise actuelle est une crise de l’endettement public et de l’omnipotence du système public dans notre vie quotidienne comme dans la vie économique.
On peut accuser les agences de notation mais c’est comme accuser le thermomètre de provoquer la fièvre. La fausse bonne excuse, c’est bien sûr que les agences étant privées, elles ne seraient pas objectives vis à vis des finances publiques. « On » imagine que si « on » les nationalisait, elles seraient exemptes de tout reproche, et qu’elles critiqueraient sans hésiter les Etats dont elles dépendraient !!! Quelle illusion, quelle hypocrisie ! Rappelons l’objectivité « légendaire » de l’ORTF au temps béni des monopoles publics des médias !!! Mais d’ailleurs, ce temps est-il passé ?
Il n’y a en fait sûrement pas plus opaque que notre système politique – à part peut-être celui de la Chine ou de la Russie ? S’agissant de la dette publique, donc du déficit budgétaire, il n’y a qu’une unique responsabilité : les élus de tous poils, à travers les gouvernements successifs, les collectivités locales et les parlements.
Ce sont les déficits cumulés depuis tant d’années en les rapportant à des références totalement faussées qui sont en cause. Les gouvernants ont « nationalisé » la richesse de l’ensemble d’une nation en ramenant l’endettement et le déficit au PIB (Produit Intérieur Brut), au lieu d’utiliser leurs propres ressources, c’est à dire le budget de l’État. Ainsi, en toute malhonnêteté, on nous explique que l’endettement représente seulement 85% du PIB... mais en fait il représente plus de 800% du budget de l’État !!! On nous explique que le déficit devrait être de 3% maximum du PIB selon les critères de Maastricht mais cela représente quand même pratiquement 20% du budget de l’État !
Oui, vous avez bien lu, c’est comme si une famille (ou une entreprise) pouvait dépenser chaque année 20% de plus que ses revenus en possédant une charge d’emprunt de 8 fois ses revenus ! Ou comme si pour calculer son endettement personnel, la banque acceptait de prendre comme base le capital de tout le quartier. Ça donne ainsi une idée du pourquoi de la catastrophe ! Et l’État continue d’emprunter pour financer son fonctionnement et celui de toutes les structures qu’ils possèdent : un scandale que personne n’ose dénoncer… et les entreprises et citoyens qui continuent de casquer pour tous les errements sous prétexte de solidarité... et il paraît que nous avons une élite administrative unique au monde : les énarques ! Heureusement pour les autres qu’elle est unique au monde !
Pour les communes et en particulier celle de Tournefeuille, nous avons donc affaire à une mascarade très similaire. Il faut dire que la commune à un maire énarque. C’est dire s’il a de l’ambition pour lui et pour nos dettes. Aujourd’hui, pour tenter de minimiser l’endettement à la population, il est utilisé la totalité du budget, y compris les subventions. Les subventions représentent pratiquement 50% du budget... or l'argent de ces subventions reçues, en provenance de l’État ou d’autres collectivités locales, a déjà été utilisé à plusieurs reprises pour faire de l'endettement, ne serait-ce que l'endettement propre du citoyen. Comment peut-on continuer à accepter que les politiques utilisent plusieurs fois notre argent pour contracter des emprunts ? Si pour vous cela est possible, alors multiplions à l'infini le nombre de collectivités locales !
Outre le fait de créer de la monnaie de singe en toute légalité mais aussi impunité, il est fabriqué le mécanisme pyramidal que les escrocs comme Madoff mettent en place et connu sous le terme de « cavalerie » ou encore « système de Ponzi ». Vous comprendrez pourquoi les élus cumulards, comme le maire de Tournefeuille, aiment tant les subventions et les financements croisés : ils peuvent démultiplier l’argent comme Jésus multipliait les pains...
A ceci près, c’est qu’en économie, l’illusion n’a qu’un temps, la réalité comptable finit toujours par rattraper les magiciens ! Dans notre commune, le montant des emprunts communaux représente aujourd’hui 150% du montant de nos impôts locaux annuels (environ 12 M€ pour 18M€ d’emprunts). Avec des impôts qui seraient ramenés au niveau de la moyenne nationale, nous sommes à un endettement de plus de 200% !!!
Autre perversion budgétaire d’un tel schéma : la dépendance à la subvention des collectivités locales par rapport à l’Etat. Les élus ne savent pas faire un budget sans faire appel à la subvention. Ils n’en ont jamais assez : finalement ne valait-il mieux pas garder l’Etat comme il était avant la décentralisation ? Ça ne marchait pas plus mal et les impôts étaient moins lourds ! Mais que va-t-il se passer en période de vaches maigres maintenant que les marges de manœuvre en matière d’endettement de l’Etat sont mangées ? Où ira-t-on chercher les subventions qui ne pourront plus être renouvelées par les ‘pourvoyeurs…sans fonds’ ? Soudain, à la dette choisie (celle que le citoyen a contractée pour lui-même), puis à la dette subie (celle que les politiques ont contractée pour leur gabegie mais sur le dos des citoyens) s’ajoutera la dette de la faillite, car contrairement à une entreprise, nous sommes des personnes physiques qui continueront à vivre. Bravo, bel exercice de gestion qui effectivement est bien digne d’énarques! Ils ne savent plus faire une addition sans se servir d’un tableur mais ils sauront vous démontrer qu’avec 10 euros, on peut faire des montagnes de dollars !!!
En toute comptabilité publique saine, si on ne doit pas utiliser les subventions pour emprunter, on ne devrait pas non plus utiliser les impôts locaux pour l’endettement. En effet, chaque foyer fiscal a lui-même son propre taux d’endettement sur la totalité de ses revenus... ce qui inclut les sommes versées pour les impôts locaux. Une seconde fois, nous avons financièrement parlant une autre cavalerie et, monétairement, parlant de la création de monnaie de singe par l’utilisation de votre propre argent.
La technique budgétaire de nos élus tournefeuillais, qui estiment que l’endettement communal n’est pas « important » (cf. l’article indiqué ci-dessus où le candidat-maire s’exprime et confond « important » avec « significatif »), consiste à maintenir un niveau élevé d’endettement depuis plusieurs années... en reprenant un emprunt dès qu’un autre est arrivé à échéance, ce qui est encore plus une hérésie budgétaire : gèrent-ils leur budget personnel de la même façon ? Le terme « économiser » leur est-il familier ?
Ils vous répondront que ce n’est pas pareil, que la dépense publique ce n’est pas pareil que la dépense privée : mais qu’est-ce qui n’est pas pareil puisque c’est une partie de votre argent, abusivement prélevé qui plus est, qu’ils financiarisent ainsi ? La réalité d’aujourd’hui, c’est de constater que, chaque année, nous remboursons aux banques une dette communale (annuités et intérêts d’emprunts) qui permettrait de construire pas loin de deux gymnases ou une école primaire !!! La commune vit donc largement au-dessus de ses moyens, abusant des subventions de l’Etat et des autres collectivités territoriales. Mais en même temps elle gaspille soit ses propres capacités de dépenses si on admet vouloir rester dans un fonctionnement de nature «collectiviste», soit les capacités financières des entreprises et des citoyens à mobiliser leur épargne ou leurs investissements.
Mais si elle ne peut emprunter à partir des subventions et des impôts locaux, sur quoi peut-elle le faire? Une commune a-t-elle réellement une marge pour emprunter (à supposer qu’elle en ait le besoin) ? Oui, si elle se contente d’utiliser ses recettes propres « durables.» Ce sont les entrées d’argent issues des services sur les investissements qu’elle est susceptible de proposer. Mais la commune est-elle la mieux placée pour proposer des services sur des investissements ? Vous pouvez peut-être le croire, mais dans ce cas elle se devra alors de prendre le nom d’entreprise ! Aussi, par déduction, les communes de France et de Navarre n’auraient jamais dû accéder à l’emprunt. Aucunement.
Une autre pratique illégitime, voire illégale au regard du droit actuel, consiste à ne jamais mettre en concurrence les banques qui proposent des emprunts. Les négociations se passent dans le bureau du Maire. Elles ne sont pas soumises à une délibération du conseil municipal qui est mis devant le fait accompli. Or un emprunt est une prestation de service et les montants demandés sont très largement au-dessus des seuils qui nécessitent de passer obligatoirement par appel d’offres. Si on est un « pot devin », on imagine tout ce que ce genre de pratique permet d’envisager.
Savez-vous ainsi que notre Maire s’est engagé – pardon, nous a engagés – lors de la précédente mandature, un peu avant la crise donc, dans des emprunts à taux structurés, encore dénommés « toxiques » ? Avait-il conscience de ce qu’il signait ? A-t-il pris des avis auparavant ? Qu’on y réponde par « il a été naïf » (c’est ce qui est avancé pour sa défense aujourd’hui qu’il découvre l’ampleur de son erreur) ou par « il n’en connaissait pas les risques » (c’est ce qu’on est peut-être amené à penser en raison de sa « gestion active de la dette »), la conclusion est la même, c’est grave dans les deux cas :
1° il ne fait pas sérieusement son mandat et prend des risques inconsidérés avec notre argent ;
2° il démontre son incompétence à gérer et qu’il n’appartient pas au monde du savoir économique ;
3° il foule le principe du consentement à l’impôt en prenant des décisions irresponsables qui en diminuent l’efficacité et en accroissent le risque envers le citoyen.
En voulant soi-disant nous protéger par la finance, il obère notre avenir à la fois individuel et collectif. L’erreur de gestion qui en découle va se traduire soit par l’augmentation de l’impôt, soit par une réduction du service ou au mieux par une obligation de faire des économies sur les services déjà assurés auxquels nous nous sommes tant habitués !
Peut-être imaginez-vous, comme nos élus tournefeuillais, que les emprunts sont nécessaires pour pouvoir réaliser les investissements publics ? Rien n’est hélas plus faux qu’une telle affirmation. Au niveau d’endettement où se situe la commune aujourd’hui, le moindre emprunt peut être évité en se contentant d’attendre deux ou trois ans, soit à la même date en planifiant les actions avec discernement.
Ensuite qu’attendons-nous les uns et les autres d’un élu local ? Vous pouvez être de ceux qui pensent que vous devez profiter du travail des autres pour vous enrichir. Ainsi vous attendez inévitablement que vos élus organisent « légalement le vol des autres » par l’impôt. Vous attendrez également que l’élu vous dégage de votre responsabilité de citoyen et agisse à votre place pour mettre en place des services que vous auriez pu et du prendre en charge en créant ou en participant à une association ou à une entreprise. Mais surtout vous attendrez que ce service soit payé par d’autres (ceux qui n'utiliseront d'ailleurs jamais ce service dénommé "public") au nom d’une solidarité abusive pour alléger votre quote-part. Et ainsi en multipliant le nombre de services utiles à quelques-uns payés par beaucoup d'autres, les quelques-uns en arrivent à imaginer puis à expliquer que le service "public" est utile à tous.
Mais si vous n’acceptez pas que votre dignité de citoyen soit remise en cause, vous conviendrez qu’il est indispensable de définir strictement les limites d’intervention de chaque collectivité locale, État inclus. La raison oblige dans un premier temps à recentrer les communes sur les aspects budgétaires de pur « fonctionnement » et les intercommunalités sur les seuls « investissements » – si tant est que ce terme ait un sens. Ceci confirme que les communes n’ont alors aucune raison de faire appel à l’emprunt et les intercommunalités ne devraient y faire appel que de manière exceptionnelle. Pour des questions pratiques, le désendettement des communes serait immédiat en remontant la charge de la dette actuelle des communes sur les intercommunalités. Se demande-t-on parfois comment nos grands-parents géraient leur commune ?
Dans la suite logique de la rationalisation, il n’est plus justifié qu’il puisse exister la moindre subvention entre collectivités territoriales et/ou État – il ne l’a pourtant d’ailleurs jamais été. Cela aura comme conséquence d’établir la transparence des financements par la séparation des compétences. Aujourd’hui, les financements croisés entre l’État et les collectivités locales pervertissent les équilibres budgétaires par l’effet pyramidal de l’endettement.
Enfin, les citoyens ont une unique règle d’or à s’appliquer : ne pas plus attendre de miracle de la politique qu’un miracle de la religion. A chaque époque ses croyances ... qui finissent toujours par des illusions perdues !
Pour matérialiser ce qui vient d’être expliqué ou rappelé, un exemple tournefeuillais s’offre à nous : la culture !!! Cette culture qui est mise à toutes les sauces n’est reliée à aucun des droits fondamentaux de l’être humain. Or serions-nous menacés dans notre culture pour que l’homme politique se découvre une âme à protéger pour se substituer à ce que le peuple réalise ? Ou posé autrement, la culture est-elle donc un être humain si menacé pour mériter autant d’attention ?
Tout d’abord, quel intérêt peut poursuivre un homme politique à s’impliquer dans la culture ? La réponse est bien sûr à chercher dans sa propre réélection. En faisant croire à des vertus qu’il ne possède pas, puisqu’il se sert de l’argent public, il fait mousser ce qui pourtant ne peut intéresser qu’une clientèle réduite. Si cet homme politique croit à la culture, qu’il exerce sa vocation soit à travers son propre talent, soit en utilisant une association au sein de laquelle il saura entraîner d’autres personnes.
Mais en aucune façon, le détournement d’argent public vers une forme quelconque – très quelconque même – de culture ne peut servir la garantie des droits des citoyens, seul rôle du magistrat qu’est un maire. Et la culture ne peut donc s’auto-définir d’intérêt général pour garantir nos droits. Inscrire la culture dans une action politique est donc un abus de droit et de fonds.
Mais à Tournefeuille, en moins de 5 ans, il aura été lancé deux salles de spectacles : le Phare (parlons aujourd’hui plutôt d’une salle polyvalente, vu le fiasco acoustique) et l’Escale. Le montant total des emprunts engagés dans l’aventure culturelle pour ces deux réalisations se situe largement à plus de 10 millions d’euros.
Tout cet argent détourné n’aurait-il pas été mieux placé dans le financement des entreprises pour la création de richesses ? Car ne nous y trompons pas, les dépenses publiques ont un impact négatif sur le financement de la production des richesses et la production culturelle est une source de régression si elle est prise en charge par une décision politique en lieu et place de la volonté des hommes d’agir sur de vrais sujets économiques.
Ainsi on constate par exemple, que les recettes du Phare, qui avaient été largement surestimées par nos « Lumières » par trop intermittentes, sont très inférieures au coût de fonctionnement, qui lui a été sous-estimé – comme c’est bizarre. Outre de ne pas suffire à financer le remboursement des annuités des emprunts, le Phare coûte bien plus que prévu sur tous les chapitres. Nos élus tournefeuillais nous expliquent avec beaucoup de certitudes et d’aplomb que comme c’est un service public, il ne peut évidemment pas être rentable. Pourquoi en faire un service public alors ?
Outre que ce n’était pas le discours à l’origine du projet, les élus se sont convaincus qu’un tel investissement – allo ? on investit dans un truc qui ne peut pas rapporter ? – ne pouvait que coûter et qu’il ne peut en être autrement... sans pour autant remettre en cause leur action dans le domaine culturel. Mais sur de telles bases de raisonnement, on peut leur répondre que des services publics de cette nature, on peut en créer et en justifier des dizaines... bien au-delà de ce que peut produire le PIB... autrement dit, la soviétisation de la société existe réellement dans les germes des sociales-démocraties et en particulier en France.
En toute logique, à budget constant, de nouvelles dépenses entraînées par un investissement ne devraient pas venir déstabiliser le budget existant. Ainsi il aurait été nécessaire d’avoir des recettes qui équilibrent et financent les dépenses de fonctionnement mais aussi les annuités de l’emprunt et surtout, qui permettent d’économiser en prévision des dépenses : encore faudrait-il avoir des élus honnêtes et lucides dans leur prise de décision.
Mais quand une promesse électorale de cet ampleur est faite, ils ne veulent surtout pas décevoir leur clientèle au simple prétexte que cela coûte... l’argent des citoyens est fait pour être dépensé... surtout qu’une majorité de ces élus ont des revenus qui dépendent des impôts. C’est ce qu’on nomme normalement un conflit d’intérêts. Car si ce n’était pas le cas, au nom de l’intérêt général, pourquoi toutes les communes ne décideraient pas de faire deux salles de spectacles en 5 ans ?
D’où l’obligation de faire financer ces salles non pas par une commune, mais ... au sein d’une structure qui a une vision plus globale de l’intérêt général, comme l’intercommunalité... mais là encore on constaterait que cet intérêt ne concerne pas les droits des citoyens et que l’intérêt général n’existe donc pas ... que de tels investissements ne peuvent concerner qu’une entreprise privée... seule à même de juger si un tel investissement peut-être utile et rentable pour la clientèle à laquelle elle est destinée... ou dans une moindre mesure par une association ou une fondation, si le but lucratif n’est pas recherché !
Car seul l’homme est une fin en lui-même, il est sa propre justification, l’unique source possible de sa morale, de ses valeurs et de ses volontés. Son existence propre en tant qu’individu est de fait l’unique fondement réel de ses libertés et de son droit à la propriété ; sa raison, l’unique instrument de sa liberté de choisir, d’agir, de vivre.
Les dirigeants politiques ? Les hauts fonctionnaires ? Les syndicats ? Aucun. Les promesses électorales fourvoient le citoyen dans une déraison sans responsabilité individuelle. Elles tissent sans fin les financements croisés de l’État et des collectivités locales, opacifiant ce système incapable de se réguler.
Ainsi, à Tournefeuille, bien que de 30% supérieur à la moyenne nationale, les impôts locaux couvrent à peine plus de 40% des dépenses communales. Dépenser l’argent des autres, c’est tellement facile !
Car l’argent public, c’est d’abord notre argent, votre argent que les gouvernements successifs vous confisquent continuellement en taxes et impôts divers... Mais le paradoxe, c’est qu’à la moindre difficulté de la vie en société, chacun pense que la résolution de son problème en revient à l’État, organisation suprême que l’on imagine parfaite et au-dessus de la corruption des hommes. Et l’homme politique, toujours prompt à satisfaire les intérêts de son électorat, imagine toutes sortes de prétendues solutions qui passent inévitablement par toujours plus de dépenses et donc plus d’impôts à prélever : un puits sans fond où l’intérêt de groupes influents devient, abusivement et sous le masque, celui d’une solidarité détournée de l’intérêt général.
Ainsi dans le domaine financier, « Le maître à penser des Etats, c’est Madoff et sa capacité à construire des pyramides de dettes ». Ce n’est pas de moi mais de Jacques Attali, peu suspect de « dérive droitière » pourtant. Ceux qui me connaissent trouveront que je suis constant. Mais d’autres tenteront sûrement de faire croire que je suis opportuniste de parler en pleine crise de l’excès de dettes – même si d’autres que moi le font depuis bien plus longtemps.
Cependant je les invite à relire cet article de la campagne des municipales de 2008, c’est à dire avant la crise, où je dénonçais déjà publiquement le recours à l’emprunt au sein de notre commune (http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/28/438066-tournefeuille-gauche-et-droite-opposees-sur-le-recours-a-l-emprunt.html). Ils peuvent aussi relire les comptes rendus des conseils municipaux, où j’ai constamment fait valoir un tel point de vue. Oui, l’économie occidentale est malade, malade des États, de la dette publique et de l’interventionnisme politique... et notre commune l’est aussi, même si on n’ose pas le dire et le reconnaitre.
Le milieu politique nous joue la comédie permanente du pouvoir : les marchés seraient soi-disant myopes, irrationnels, et les spéculateurs seraient sans entrailles, ni morale. Et ce monde politique serait exempt de tout reproche en voyant à long terme et en disposant des moyens et du savoir pour nous sortir du mauvais pas dans lequel nous mettraient les marchés et spéculateurs. Dormez brave gens, l’État, grâce à vos élus, veille sur vous en vous protégeant de vous-mêmes !!!
Cessons de trouver en les marchés des boucs émissaires illusoires, puisque les marchés ce sont tout simplement les citoyens qui les constituent : la crise actuelle est une crise de l’endettement public et de l’omnipotence du système public dans notre vie quotidienne comme dans la vie économique.
On peut accuser les agences de notation mais c’est comme accuser le thermomètre de provoquer la fièvre. La fausse bonne excuse, c’est bien sûr que les agences étant privées, elles ne seraient pas objectives vis à vis des finances publiques. « On » imagine que si « on » les nationalisait, elles seraient exemptes de tout reproche, et qu’elles critiqueraient sans hésiter les Etats dont elles dépendraient !!! Quelle illusion, quelle hypocrisie ! Rappelons l’objectivité « légendaire » de l’ORTF au temps béni des monopoles publics des médias !!! Mais d’ailleurs, ce temps est-il passé ?
Il n’y a en fait sûrement pas plus opaque que notre système politique – à part peut-être celui de la Chine ou de la Russie ? S’agissant de la dette publique, donc du déficit budgétaire, il n’y a qu’une unique responsabilité : les élus de tous poils, à travers les gouvernements successifs, les collectivités locales et les parlements.
Ce sont les déficits cumulés depuis tant d’années en les rapportant à des références totalement faussées qui sont en cause. Les gouvernants ont « nationalisé » la richesse de l’ensemble d’une nation en ramenant l’endettement et le déficit au PIB (Produit Intérieur Brut), au lieu d’utiliser leurs propres ressources, c’est à dire le budget de l’État. Ainsi, en toute malhonnêteté, on nous explique que l’endettement représente seulement 85% du PIB... mais en fait il représente plus de 800% du budget de l’État !!! On nous explique que le déficit devrait être de 3% maximum du PIB selon les critères de Maastricht mais cela représente quand même pratiquement 20% du budget de l’État !
Oui, vous avez bien lu, c’est comme si une famille (ou une entreprise) pouvait dépenser chaque année 20% de plus que ses revenus en possédant une charge d’emprunt de 8 fois ses revenus ! Ou comme si pour calculer son endettement personnel, la banque acceptait de prendre comme base le capital de tout le quartier. Ça donne ainsi une idée du pourquoi de la catastrophe ! Et l’État continue d’emprunter pour financer son fonctionnement et celui de toutes les structures qu’ils possèdent : un scandale que personne n’ose dénoncer… et les entreprises et citoyens qui continuent de casquer pour tous les errements sous prétexte de solidarité... et il paraît que nous avons une élite administrative unique au monde : les énarques ! Heureusement pour les autres qu’elle est unique au monde !
Pour les communes et en particulier celle de Tournefeuille, nous avons donc affaire à une mascarade très similaire. Il faut dire que la commune à un maire énarque. C’est dire s’il a de l’ambition pour lui et pour nos dettes. Aujourd’hui, pour tenter de minimiser l’endettement à la population, il est utilisé la totalité du budget, y compris les subventions. Les subventions représentent pratiquement 50% du budget... or l'argent de ces subventions reçues, en provenance de l’État ou d’autres collectivités locales, a déjà été utilisé à plusieurs reprises pour faire de l'endettement, ne serait-ce que l'endettement propre du citoyen. Comment peut-on continuer à accepter que les politiques utilisent plusieurs fois notre argent pour contracter des emprunts ? Si pour vous cela est possible, alors multiplions à l'infini le nombre de collectivités locales !
Outre le fait de créer de la monnaie de singe en toute légalité mais aussi impunité, il est fabriqué le mécanisme pyramidal que les escrocs comme Madoff mettent en place et connu sous le terme de « cavalerie » ou encore « système de Ponzi ». Vous comprendrez pourquoi les élus cumulards, comme le maire de Tournefeuille, aiment tant les subventions et les financements croisés : ils peuvent démultiplier l’argent comme Jésus multipliait les pains...
A ceci près, c’est qu’en économie, l’illusion n’a qu’un temps, la réalité comptable finit toujours par rattraper les magiciens ! Dans notre commune, le montant des emprunts communaux représente aujourd’hui 150% du montant de nos impôts locaux annuels (environ 12 M€ pour 18M€ d’emprunts). Avec des impôts qui seraient ramenés au niveau de la moyenne nationale, nous sommes à un endettement de plus de 200% !!!
Autre perversion budgétaire d’un tel schéma : la dépendance à la subvention des collectivités locales par rapport à l’Etat. Les élus ne savent pas faire un budget sans faire appel à la subvention. Ils n’en ont jamais assez : finalement ne valait-il mieux pas garder l’Etat comme il était avant la décentralisation ? Ça ne marchait pas plus mal et les impôts étaient moins lourds ! Mais que va-t-il se passer en période de vaches maigres maintenant que les marges de manœuvre en matière d’endettement de l’Etat sont mangées ? Où ira-t-on chercher les subventions qui ne pourront plus être renouvelées par les ‘pourvoyeurs…sans fonds’ ? Soudain, à la dette choisie (celle que le citoyen a contractée pour lui-même), puis à la dette subie (celle que les politiques ont contractée pour leur gabegie mais sur le dos des citoyens) s’ajoutera la dette de la faillite, car contrairement à une entreprise, nous sommes des personnes physiques qui continueront à vivre. Bravo, bel exercice de gestion qui effectivement est bien digne d’énarques! Ils ne savent plus faire une addition sans se servir d’un tableur mais ils sauront vous démontrer qu’avec 10 euros, on peut faire des montagnes de dollars !!!
En toute comptabilité publique saine, si on ne doit pas utiliser les subventions pour emprunter, on ne devrait pas non plus utiliser les impôts locaux pour l’endettement. En effet, chaque foyer fiscal a lui-même son propre taux d’endettement sur la totalité de ses revenus... ce qui inclut les sommes versées pour les impôts locaux. Une seconde fois, nous avons financièrement parlant une autre cavalerie et, monétairement, parlant de la création de monnaie de singe par l’utilisation de votre propre argent.
La technique budgétaire de nos élus tournefeuillais, qui estiment que l’endettement communal n’est pas « important » (cf. l’article indiqué ci-dessus où le candidat-maire s’exprime et confond « important » avec « significatif »), consiste à maintenir un niveau élevé d’endettement depuis plusieurs années... en reprenant un emprunt dès qu’un autre est arrivé à échéance, ce qui est encore plus une hérésie budgétaire : gèrent-ils leur budget personnel de la même façon ? Le terme « économiser » leur est-il familier ?
Ils vous répondront que ce n’est pas pareil, que la dépense publique ce n’est pas pareil que la dépense privée : mais qu’est-ce qui n’est pas pareil puisque c’est une partie de votre argent, abusivement prélevé qui plus est, qu’ils financiarisent ainsi ? La réalité d’aujourd’hui, c’est de constater que, chaque année, nous remboursons aux banques une dette communale (annuités et intérêts d’emprunts) qui permettrait de construire pas loin de deux gymnases ou une école primaire !!! La commune vit donc largement au-dessus de ses moyens, abusant des subventions de l’Etat et des autres collectivités territoriales. Mais en même temps elle gaspille soit ses propres capacités de dépenses si on admet vouloir rester dans un fonctionnement de nature «collectiviste», soit les capacités financières des entreprises et des citoyens à mobiliser leur épargne ou leurs investissements.
Mais si elle ne peut emprunter à partir des subventions et des impôts locaux, sur quoi peut-elle le faire? Une commune a-t-elle réellement une marge pour emprunter (à supposer qu’elle en ait le besoin) ? Oui, si elle se contente d’utiliser ses recettes propres « durables.» Ce sont les entrées d’argent issues des services sur les investissements qu’elle est susceptible de proposer. Mais la commune est-elle la mieux placée pour proposer des services sur des investissements ? Vous pouvez peut-être le croire, mais dans ce cas elle se devra alors de prendre le nom d’entreprise ! Aussi, par déduction, les communes de France et de Navarre n’auraient jamais dû accéder à l’emprunt. Aucunement.
Une autre pratique illégitime, voire illégale au regard du droit actuel, consiste à ne jamais mettre en concurrence les banques qui proposent des emprunts. Les négociations se passent dans le bureau du Maire. Elles ne sont pas soumises à une délibération du conseil municipal qui est mis devant le fait accompli. Or un emprunt est une prestation de service et les montants demandés sont très largement au-dessus des seuils qui nécessitent de passer obligatoirement par appel d’offres. Si on est un « pot devin », on imagine tout ce que ce genre de pratique permet d’envisager.
Savez-vous ainsi que notre Maire s’est engagé – pardon, nous a engagés – lors de la précédente mandature, un peu avant la crise donc, dans des emprunts à taux structurés, encore dénommés « toxiques » ? Avait-il conscience de ce qu’il signait ? A-t-il pris des avis auparavant ? Qu’on y réponde par « il a été naïf » (c’est ce qui est avancé pour sa défense aujourd’hui qu’il découvre l’ampleur de son erreur) ou par « il n’en connaissait pas les risques » (c’est ce qu’on est peut-être amené à penser en raison de sa « gestion active de la dette »), la conclusion est la même, c’est grave dans les deux cas :
1° il ne fait pas sérieusement son mandat et prend des risques inconsidérés avec notre argent ;
2° il démontre son incompétence à gérer et qu’il n’appartient pas au monde du savoir économique ;
3° il foule le principe du consentement à l’impôt en prenant des décisions irresponsables qui en diminuent l’efficacité et en accroissent le risque envers le citoyen.
En voulant soi-disant nous protéger par la finance, il obère notre avenir à la fois individuel et collectif. L’erreur de gestion qui en découle va se traduire soit par l’augmentation de l’impôt, soit par une réduction du service ou au mieux par une obligation de faire des économies sur les services déjà assurés auxquels nous nous sommes tant habitués !
Peut-être imaginez-vous, comme nos élus tournefeuillais, que les emprunts sont nécessaires pour pouvoir réaliser les investissements publics ? Rien n’est hélas plus faux qu’une telle affirmation. Au niveau d’endettement où se situe la commune aujourd’hui, le moindre emprunt peut être évité en se contentant d’attendre deux ou trois ans, soit à la même date en planifiant les actions avec discernement.
Ensuite qu’attendons-nous les uns et les autres d’un élu local ? Vous pouvez être de ceux qui pensent que vous devez profiter du travail des autres pour vous enrichir. Ainsi vous attendez inévitablement que vos élus organisent « légalement le vol des autres » par l’impôt. Vous attendrez également que l’élu vous dégage de votre responsabilité de citoyen et agisse à votre place pour mettre en place des services que vous auriez pu et du prendre en charge en créant ou en participant à une association ou à une entreprise. Mais surtout vous attendrez que ce service soit payé par d’autres (ceux qui n'utiliseront d'ailleurs jamais ce service dénommé "public") au nom d’une solidarité abusive pour alléger votre quote-part. Et ainsi en multipliant le nombre de services utiles à quelques-uns payés par beaucoup d'autres, les quelques-uns en arrivent à imaginer puis à expliquer que le service "public" est utile à tous.
Mais si vous n’acceptez pas que votre dignité de citoyen soit remise en cause, vous conviendrez qu’il est indispensable de définir strictement les limites d’intervention de chaque collectivité locale, État inclus. La raison oblige dans un premier temps à recentrer les communes sur les aspects budgétaires de pur « fonctionnement » et les intercommunalités sur les seuls « investissements » – si tant est que ce terme ait un sens. Ceci confirme que les communes n’ont alors aucune raison de faire appel à l’emprunt et les intercommunalités ne devraient y faire appel que de manière exceptionnelle. Pour des questions pratiques, le désendettement des communes serait immédiat en remontant la charge de la dette actuelle des communes sur les intercommunalités. Se demande-t-on parfois comment nos grands-parents géraient leur commune ?
Dans la suite logique de la rationalisation, il n’est plus justifié qu’il puisse exister la moindre subvention entre collectivités territoriales et/ou État – il ne l’a pourtant d’ailleurs jamais été. Cela aura comme conséquence d’établir la transparence des financements par la séparation des compétences. Aujourd’hui, les financements croisés entre l’État et les collectivités locales pervertissent les équilibres budgétaires par l’effet pyramidal de l’endettement.
Enfin, les citoyens ont une unique règle d’or à s’appliquer : ne pas plus attendre de miracle de la politique qu’un miracle de la religion. A chaque époque ses croyances ... qui finissent toujours par des illusions perdues !
Pour matérialiser ce qui vient d’être expliqué ou rappelé, un exemple tournefeuillais s’offre à nous : la culture !!! Cette culture qui est mise à toutes les sauces n’est reliée à aucun des droits fondamentaux de l’être humain. Or serions-nous menacés dans notre culture pour que l’homme politique se découvre une âme à protéger pour se substituer à ce que le peuple réalise ? Ou posé autrement, la culture est-elle donc un être humain si menacé pour mériter autant d’attention ?
Tout d’abord, quel intérêt peut poursuivre un homme politique à s’impliquer dans la culture ? La réponse est bien sûr à chercher dans sa propre réélection. En faisant croire à des vertus qu’il ne possède pas, puisqu’il se sert de l’argent public, il fait mousser ce qui pourtant ne peut intéresser qu’une clientèle réduite. Si cet homme politique croit à la culture, qu’il exerce sa vocation soit à travers son propre talent, soit en utilisant une association au sein de laquelle il saura entraîner d’autres personnes.
Mais en aucune façon, le détournement d’argent public vers une forme quelconque – très quelconque même – de culture ne peut servir la garantie des droits des citoyens, seul rôle du magistrat qu’est un maire. Et la culture ne peut donc s’auto-définir d’intérêt général pour garantir nos droits. Inscrire la culture dans une action politique est donc un abus de droit et de fonds.
Mais à Tournefeuille, en moins de 5 ans, il aura été lancé deux salles de spectacles : le Phare (parlons aujourd’hui plutôt d’une salle polyvalente, vu le fiasco acoustique) et l’Escale. Le montant total des emprunts engagés dans l’aventure culturelle pour ces deux réalisations se situe largement à plus de 10 millions d’euros.
Tout cet argent détourné n’aurait-il pas été mieux placé dans le financement des entreprises pour la création de richesses ? Car ne nous y trompons pas, les dépenses publiques ont un impact négatif sur le financement de la production des richesses et la production culturelle est une source de régression si elle est prise en charge par une décision politique en lieu et place de la volonté des hommes d’agir sur de vrais sujets économiques.
Ainsi on constate par exemple, que les recettes du Phare, qui avaient été largement surestimées par nos « Lumières » par trop intermittentes, sont très inférieures au coût de fonctionnement, qui lui a été sous-estimé – comme c’est bizarre. Outre de ne pas suffire à financer le remboursement des annuités des emprunts, le Phare coûte bien plus que prévu sur tous les chapitres. Nos élus tournefeuillais nous expliquent avec beaucoup de certitudes et d’aplomb que comme c’est un service public, il ne peut évidemment pas être rentable. Pourquoi en faire un service public alors ?
Outre que ce n’était pas le discours à l’origine du projet, les élus se sont convaincus qu’un tel investissement – allo ? on investit dans un truc qui ne peut pas rapporter ? – ne pouvait que coûter et qu’il ne peut en être autrement... sans pour autant remettre en cause leur action dans le domaine culturel. Mais sur de telles bases de raisonnement, on peut leur répondre que des services publics de cette nature, on peut en créer et en justifier des dizaines... bien au-delà de ce que peut produire le PIB... autrement dit, la soviétisation de la société existe réellement dans les germes des sociales-démocraties et en particulier en France.
En toute logique, à budget constant, de nouvelles dépenses entraînées par un investissement ne devraient pas venir déstabiliser le budget existant. Ainsi il aurait été nécessaire d’avoir des recettes qui équilibrent et financent les dépenses de fonctionnement mais aussi les annuités de l’emprunt et surtout, qui permettent d’économiser en prévision des dépenses : encore faudrait-il avoir des élus honnêtes et lucides dans leur prise de décision.
Mais quand une promesse électorale de cet ampleur est faite, ils ne veulent surtout pas décevoir leur clientèle au simple prétexte que cela coûte... l’argent des citoyens est fait pour être dépensé... surtout qu’une majorité de ces élus ont des revenus qui dépendent des impôts. C’est ce qu’on nomme normalement un conflit d’intérêts. Car si ce n’était pas le cas, au nom de l’intérêt général, pourquoi toutes les communes ne décideraient pas de faire deux salles de spectacles en 5 ans ?
D’où l’obligation de faire financer ces salles non pas par une commune, mais ... au sein d’une structure qui a une vision plus globale de l’intérêt général, comme l’intercommunalité... mais là encore on constaterait que cet intérêt ne concerne pas les droits des citoyens et que l’intérêt général n’existe donc pas ... que de tels investissements ne peuvent concerner qu’une entreprise privée... seule à même de juger si un tel investissement peut-être utile et rentable pour la clientèle à laquelle elle est destinée... ou dans une moindre mesure par une association ou une fondation, si le but lucratif n’est pas recherché !
Car seul l’homme est une fin en lui-même, il est sa propre justification, l’unique source possible de sa morale, de ses valeurs et de ses volontés. Son existence propre en tant qu’individu est de fait l’unique fondement réel de ses libertés et de son droit à la propriété ; sa raison, l’unique instrument de sa liberté de choisir, d’agir, de vivre.
De la propriété qu’il détient sur son propre corps et sur sa propre existence, découle la propriété des choses que son travail lui met en l’état d’acquérir. L’accumulation de propriétés et de richesses sonne comme un aveu social de sa réussite et de son talent.
De chacun et à chacun selon ses capacités productives, tel est le principe exclusif. La coopération pacifique est le fondement de l’échange volontaire, lui-même fondement de la prospérité, de la justice et de la liberté. La protection des libertés fondamentales de chacun, si elle doit passer par la conservation de l’édifice étatique, ne peut intervenir tant qu’existe la coercition abusive de tout gouvernement national ou local.
L’état régalien est le seul compatible avec le règne de la liberté. L’État cesse d’être protecteur dès qu’il s’arrange pour être davantage. L’endettement public est ainsi une illusion d’accroissement de la richesse et se trouve être dans les faits une spoliation. L’emploi de l’impôt doit être « consommé » sans chercher à l’accroître autrement que par ce que l’économie est en mesure de faire. Autrement il n’est que corruption et la démocratie recèle de nombreuses formes de corruption lorsque les pouvoirs bafouent les droits fondamentaux comme c’est depuis quelques décennies le cas de notre démocratie. L’emprunt public est une de ses dérives de ses privations de liberté et de propriété.
4 janv. 2012
Meilleurs voeux...
Ce qui se réduit ?
Nos libertés...
Ce qui augmente ? Les impôts et taxes...
Qui normalement devrait gouverner ? Le peuple...
Qui nous spolient nos libertés, notre argent et notre pouvoir ? Les politiques
Rien n'est irréversible mais aujourd'hui les malheurs des peuples font le bonheur des politiques... malgré ce que l'on nomme "démocratie"
Le chemin de la croissance ? Nous le trouverons avec plus de libertés...
Le chemin du progrès ? Nous le trouverons avec moins d'impôts et taxes...
Le chemin de l'équité ? Nous le trouverons avec moins d'interventionnisme politique...
Alors chères amies et chers amis, que souhaiter pour cette année 2012 ? Que les politiques ne s'occupent plus de notre bonheur et donc que les citoyens prennent conscience que c'est par eux-mêmes qu'ils s'en sortiront ! Constatons simplement que le système politique ne créent pas de richesses, car si c'était le cas, il n'aurait pas besoin de créer des impôts et taxes pour vivre. Ce n'est donc surement pas en continuant à croire les promesses des politiques que nous passerons une excellente année...
« En réalité, les bonnes résolutions du Nouvel An sont la reconnaissance de cette vérité indéniable que la recherche réussie du bonheur est possible — cette vérité que chacun à un moment ou à un autre est parvenu à atteindre des objectifs de grande ampleur, et a joui de cette réussite. Ainsi, non seulement il est possible d'atteindre des objectifs de grande ampleur, mais cela est aussi nécessaire pour avancer dans la vie. Les bonnes résolutions du Nouvel An sont aussi la reconnaissance de l'indéniable vérité que les succès professionnels et personnels n'arrivent pas automatiquement — que pour obtenir ce que nous voulons dans la vie, nous devons choisir et mettre en œuvre les moyens adéquats. Que nous devons fixer notre regard sur les objectifs. » Alex Epstein, The Meaning of New Year's Resolutions, Ayn Rand Center
Ce qui augmente ? Les impôts et taxes...
Qui normalement devrait gouverner ? Le peuple...
Qui nous spolient nos libertés, notre argent et notre pouvoir ? Les politiques
Rien n'est irréversible mais aujourd'hui les malheurs des peuples font le bonheur des politiques... malgré ce que l'on nomme "démocratie"
Le chemin de la croissance ? Nous le trouverons avec plus de libertés...
Le chemin du progrès ? Nous le trouverons avec moins d'impôts et taxes...
Le chemin de l'équité ? Nous le trouverons avec moins d'interventionnisme politique...
Alors chères amies et chers amis, que souhaiter pour cette année 2012 ? Que les politiques ne s'occupent plus de notre bonheur et donc que les citoyens prennent conscience que c'est par eux-mêmes qu'ils s'en sortiront ! Constatons simplement que le système politique ne créent pas de richesses, car si c'était le cas, il n'aurait pas besoin de créer des impôts et taxes pour vivre. Ce n'est donc surement pas en continuant à croire les promesses des politiques que nous passerons une excellente année...
« En réalité, les bonnes résolutions du Nouvel An sont la reconnaissance de cette vérité indéniable que la recherche réussie du bonheur est possible — cette vérité que chacun à un moment ou à un autre est parvenu à atteindre des objectifs de grande ampleur, et a joui de cette réussite. Ainsi, non seulement il est possible d'atteindre des objectifs de grande ampleur, mais cela est aussi nécessaire pour avancer dans la vie. Les bonnes résolutions du Nouvel An sont aussi la reconnaissance de l'indéniable vérité que les succès professionnels et personnels n'arrivent pas automatiquement — que pour obtenir ce que nous voulons dans la vie, nous devons choisir et mettre en œuvre les moyens adéquats. Que nous devons fixer notre regard sur les objectifs. » Alex Epstein, The Meaning of New Year's Resolutions, Ayn Rand Center
19 sept. 2011
5 sept. 2011
Nous ne sommes plus à une invention inutile près...
Connaissez-vous le sol-violette? Non, ne cherchez pas, ce n’est ni un tapis de violettes dans notre commune, ni une nouvelle note de musique, mais une monnaie créée par nos chers élus pour l’économie dite «sociale et solidaire». Ils veulent la voir échanger sur l'agglomération toulousaine... Quel maire osera le premier construire son budget et payer les employés de mairie via cette monnaie s'ils pensent que cette fantaisie peut nous sortir de la crise? L’illusion que nos hommes politiques puissent agir sur l’économie reste tenace...
Le sol-violette, vous connaissez? Non, ne cherchez pas, ce n’est pas un tapis de violettes dans notre commune, mais une monnaie inventée sur notre «dos» par nos chers élus dans le cadre de l’économie dite «sociale et solidaire». Ils souhaitent la voir s’échanger sur Toulouse et son agglomération... Mais quel maire sera donc le premier à oser construire son budget et payer ses employés de mairie via cette monnaie…s’ils pensent que cette innovation va nous sortir de la crise? ... L’illusion que nos hommes politiques puissent agir sur l’économie reste tenace... Cette initiative est tellement des plus écolo-socialisantes qu'elle mérite qu’on s’y attarde un peu tant elle est croustillante et fleure la violette – hélas bien fanée. Le « sol-violette,» terme bien fleuri, qui fait référence à la fois à une monnaie ancienne et à Toulouse, est annoncé ainsi comme une expérience de « monnaie éthique » – et non monétique… Le sujet de la monnaie est souvent mal connu, tout comme affubler au mot « économie » les épithètes d'éthique et de « solidaire » est souvent un prétexte à dire n’importe quoi puis surtout à faire n'importe quoi. Qu’en est-il donc de notre sol-itude pourpre ?
Le site www.sol-violette.fr donne une belle image, on va le voir, mais après une ou deux tentatives sur Google on trouve une introduction tout aussi intéressante sur Entre Deux Nuages (http://entre2nuages.blogspot.com/2010/10/le-sol-violette-monnaie-solidaire-pour.html).
On y découvre que « le sol [serait] une monnaie éthique qui véhicule des valeurs de respect de l'environnement et de l'homme. Le sol est à lier à la notion de solidarité et violette est là pour rappeler sa spécificité toulousaine». Cela se confirme, voilà bien un emblème qui fleure bon l’écologitude ambiante, tout un programme. Mais l’article continue :
« Comment ça marche ? Par le biais d'une carte type Monéo qu'on peut recharger avec des euros puis convertir en équivalent sol. Le crédit coopératif et le crédit municipal sont nos partenaires dans cet échange. Chacun pourra aller changer ses euros dans une des banques partenaires et obtenir des sols valables dans l'ensemble des enseignes du système sol. C'est une monnaie non capitalisable et qui n'aura pas de pièces ni de billets.(*) En achetant en sols dans les entreprises partenaires, le pouvoir d'achat sera plus important. Par exemple, pour une baguette de pain à 0.80€ chez un commerçant du système-sol. Cette baguette aurait un prix de 6 sols soit 0.60€ pour un « soliste » (qui paye en sols). Le but est de pousser à consommer différemment. »
(*) On verra plus bas que cette position a évolué, ainsi que le montant de correspondance entre euro et sol.
On comprend par ce premier extrait que le sol apporterait un pouvoir d’achat en donnant la possibilité d’acheter certains produits moins cher. Cela semble sympathique, mais ne soyons pas naïfs, il faut bien que la différence soit payée par quelqu’un, mais on sait pas bien qui à cette première lecture. On parle d’éthique, mais quelle est donc cette éthique qui fait payer les uns pour les autres sans consentement de ces derniers ? Gardons cela à l’esprit, en remarquant la phrase de fin qui avoue «pousser à consommer différemment». Mais là encore, pourquoi pousser les citoyens ? Si les produits concernés sont de bonne qualité ou de bonne « éthique»... et moins cher, cela doit pouvoir être reconnu par les consommateurs! Donc dans ce cas, pourquoi les « pousser » ? Les gens ne sont-ils pas naturellement portés vers les produits les meilleurs ? Ne serions-nous pas en train de dire que ces fameux produits ne seraient pas forcément si extraordinaires que cela ? Non, en fait, il sont bien sûr extraordinaires, mais on ne le savait pas, il faut donc nous « pousser » pour qu’on le sache, idiots que nous sommes.
Mais continuons cette lecture. Prochaine question : « Quel est le rôle des entreprises partenaires ? » Il se confirme que nous ne sommes pas dans une économie habituelle, puisque le rôle des entreprises pose question. On apprend donc que « leur rôle est de s'inclure dans la démarche solidaire». Ah bon, elles n’en sont pas d’ordinaire ? Oublierait-on que ce sont les entreprises qui nous nourrissent, tous autant que nous sommes ?
« Ensuite il nous faut trouver des partenaires utiles aux entreprises participantes pour qu'un maximum d'échanges se fasse entre les différents acteurs du système sol, en interne». Ca sauf erreur, cela veut dire qu’il faut trouver des clients aux entreprises participant au sol. Pourquoi les clients ne viendraient-ils pas naturellement si le sol est si intéressant ? « Pour les taxes, rien ne changera, si le chiffre d'affaire d'une entreprise est de 1 000 € et 500 sols alors elle sera taxée à 1050€. La base d'un euro pour 10 sols restera fixe et imposable.» Ah, ici, nous sommes rassurés, le système est équitable, les entreprises participantes n’auront aucun avantage fiscal. Pas de doute, voilà de quoi les motiver. On ne sait pas si une comptabilité double doit être tenue, mais bon là aussi, ce doit être très simple!
Continuons l’article où Jean-Paul Pra, adjoint au maire à l’origine de l’initiative s’exprime. Question : « Quelle est votre volonté ?». « Je veux montrer qu'on est capable d'innover et d'amener les gens à valoriser les acteurs solidaires de Toulouse. L'idée est de permettre aux plus précaires d'avoir un pouvoir d'achat plus important. Nous voulons que tout le monde puisse avoir accès à la culture, à une alimentation locale et saine, aux transports en commun. Ceux qui échangent leurs euros en sols obtiendront un prix avantageux dans les commerces du réseau sol et accéderont à des produits qu'ils ne pourraient s'offrir en euros.» Ca vaut son pesant d'or! Que voilà beaucoup de messages passés en quelques mots. Qu’en penser vraiment ? Reprenons point par point :
- « Je veux montrer … d'amener les gens… » : Bel exemple de processus démocratique où il ne s’agit ni de respecter la diversité ni d’informer le citoyen mais bien de le contraindre dans un sens imposé par le politique. Et nous qui pensions que seul le roi disait « je veux » ?
- « permettre aux plus précaires d'avoir un pouvoir d'achat plus important » : Fort bien. Mais puisqu’on parle d’éthique et d’équité, que fait la mairie pour les autres citoyens ? Qui finance ce supplément de pouvoir d’achat et comment justifie-t-on l’éthique des impôts sous-jacents ? De quel droit la mairie se permet-elle de favoriser certains au détriment des autres ?
- « Nous voulons que tout le monde puisse avoir accès à la culture, à une alimentation locale et saine, aux transports en commun » : Encore le verbe vouloir… Et qui donc empêche quiconque, avec les euros classiques, d’avoir accès à la culture et aux transports en commun ? On oublie par ce genre d’affirmation que l’acte d’achat est une décision personnelle et que euro ou sol, si les gens ne vont pas au théâtre ou à une exposition c’est avant tout parce qu’ils choisissent de ne pas y aller, peut-être parce que cela ne les intéresse pas. Pourquoi donc les y contraindre ou même les inciter, ceci de plus aux frais des autres administrés ? Où est la moralité d’une telle vision du monde ?
- « des produits qu'ils ne pourraient s'offrir en euros » : Vraiment ? On vient de le voir, quels sont donc ces produits qu’on voudrait mais ne pourrait s’offrir en euro ? La vie est une suite de choix qui appartiennent à chacun, et personne n’a à intervenir, par le sol ou quoi que ce soit d’autre, pour influencer le choix des citoyens hors de ce qui serait leur choix spontané.
Un autre article, plus récent semble-t-il, (http://www.news-banques.com/toulouse-lancement-de-sol-violette-monnaie-pour-le-commerce-solidaire/012174924/) nous donne l’avis de la mairie et nous informe sur le sol en pratique : « La mairie avait annoncé dès le début avril sa décision de lancer cette opération pour « renforcer les échanges économiques locaux, respectueux des hommes et de la nature». Voilà bien une idée farfelue. Alors comme ça, sans la mairie, les échanges ne seraient pas respectueux des hommes ? Mais qui donc échange si ce ne sont les hommes eux-mêmes ? Personne ne contraint jamais un citoyen à acheter sa baguette chez Carrefour ou Auchan plutôt qu’à la boulangerie du coin. Ceux qui le font ne sont pas irrespectueux du boulanger. Au contraire même, ils lui envoient un signal : tu es trop cher, ou trop loin, ou pas assez sympa, ou que sais-je.
Mais continuons : « Avec cette monnaie alternative, nous voulons ouvrir une réflexion sur ce que peut être l’argent en terme d’échange et ancrer l’économie sur le territoire », a déclaré Pierre Cohen, le président du Grand Toulouse […] en compagnie de Jean-Paul Pla, conseiller municipal délégué à «l’économie sociale et solidaire» Cela se confirme, le verbe « vouloir » est à nouveau au rendez-vous, la démocratie est partie en vacances avant l’été. De plus, cela montre que nos chers («très chers» même) élus ne comprennent pas ce qu’est vraiment l’argent, la monnaie et peuvent retourner à leurs cours d’économie. Ah si! Ils nous font ici un brillant cours de ce que c'est que créer de la monnaie de singe!!! « Les deux élus ont présenté trois billets de 1, 5 et 10 sols réalisés par l’artiste Yann Normand. La mairie a mis 27.000 sols en circulation pour les Toulousains dans un premier temps et un bilan sera fait après six mois d’expérimentation» C’est vrai que ça valait bien la peine de faire appel à un artiste et d’engager des dépenses pour 27 mille euros de monnaie – le prix de deux petites voitures – comme si cela pouvait avoir un quelconque impact. On est dans l’événementiel et la propagande purs ici, mais aucunement dans l’économie. Passons aussi sur le risque de copie et de fausse monnaie, si les beaux billets artistiques sont trop aisément copiables, ce qui est probable. Que le journaliste ne pose pas une telle question est déjà une surprise en soi.
« L’objectif est de créer un circuit d’échange court et un réseau suffisant pour que le commerçant qui reçoit le sol puisse à son tour le dépenser chez des partenaires professant les mêmes aspirations. On compte parmi les partenaires des commerces d’alimentation spécialisés dans le bio ou le commerce équitable les entreprises d’autopartage ou de promotion du vélo, la médiathèque, des bibliothèques, des cinémas alternatifs et musées. Un partenariat est envisagé avec la régie de transports en commun Tisseo». On passera sur le charabia pseudo-économiste – la notion de circuit d’échange n’a aucune réalité économique – pour constater que les ‘partenaires’, à part le bio, dont l’actualité nous montre en ce moment même les limites, on ne trouve guère que des services publics ou subventionnés. Belle aventure économique en effet! Ah mais c’est vrai, si ces salauds de capitalistes ne voient pas leur intérêt, il va donc falloir les enrôler de force, leur rappeler « notre volonté».
Mais revenons sur le site de sol-violette pour y admirer la propagande qui y est faite pour cette invention révolutionnaire (http://www.sol-violette.fr/le-reseau/pourquoi-accepter-le-sol)
Selon le site, « le Sol-violette : »
- « 1. FIDELISE les clients d'un réseau d'acteurs solidaires et respectueux de l'environnement. "Avec le SOL, je fidélise de nouveaux clients"» : Peut-être. Ou peut-être pas. Si les commerçants concernés fournissent de mauvais produits, on peut douter qu’ils fidélisent quiconque. Mais inversement, si leurs produits ont un bon rapport qualité-prix, à quoi bon le sol ? La vérité, c’est qu’il est probable que les personnes bénéficiant du sol, supposées dans le besoin, auront ainsi accès à des produits dont personne d’autre ne veut.
- « 2. RECONNAIT vos pratiques responsables et éthiques. "Je fais partie d'un réseau d'acteurs qui portent les mêmes valeurs que moi"» : Mais qu’est-ce donc qu’être responsable ? Ou éthique ? Si être éthique c’est prélever des taxes sur certains citoyens pour permettre à d’autres, choisis sur des critères obscurs, de bénéficier de services exclusifs, alors on peut penser que beaucoup seront fiers de ne pas être « éthiques ».
- « 3. VALORISE votre image, votre réputation par son caractère innovant et médiatique. "Le SOL ? tout le monde en parle !"» : Voilà bien un argument inattendu et paradoxal ! Quoi ? On critique la culture du paraître, du superficiel, des fausses valeurs et parmi les premiers arguments vient celui de la mode ? Mais en quoi cela peut-il donner une quelconque légitimité ?
- « 4. AFFECTE la monnaie à un circuit local en la retirant des marchés financiers. "le Sol c'est de l'argent pour chez nous et pas pour Wall Street"» : Cela n’a aucun sens et montre une totale incompréhension de la réalité économique – ou une belle mauvaise foi. Les sols ne seront pas sortis de l’économie ni des finances. La preuve, il faudra les reconvertir en euros pour payer ses taxes, belle ironie! Les commerçants devront aussi les convertir pour payer leur essence, leurs salariés, leur farine pour les boulangers. On n’échappe pas à l’économie. Et pourquoi les syndicats ne demandent-ils pas aux salariés œuvrant dans ces entreprises solidaires de se faire payer en sol ? C'est cela la confiance dans un système : osez prendre le risque de ses convictions.
- « 5. DESENDETTE les acteurs économiques car ils ne payent plus d'intérêt pour sa création. "Utilisez le SOL, c'est s'engager"» : Mais de quoi parle-t-on ? Si l’allusion vise l’euro, alors il y a là encore une idée reçue fausse. Le paiement d’intérêts monétaires est une conséquence de la mauvaise gestion des gouvernements et collectivités, à commencer par ceux-là mêmes qui nous incitent à faire différemment, cela n’a rien à voir avec la monnaie.
- « 6. CIRCULE plus rapidement et donc favorise les échanges. "Avec le SOL je vends plus de produits qui respectent la vie !" » : Cela a toutes les chances d’être faux. Soit j’ai confiance en ce sol et dans ce cas j’ai intérêt à le conserver pour économiser par rapport à l’euro. Soit il me brûle les doigts au contraire et dans ce cas personne n’en voudra. Lorsque deux monnaies coexistent, ils y a toujours concurrence entre elles et leurs valeurs respectives évoluent en fonction de la confiance dont elles font l’objet. L’euro et le sol ont la même valeur ? Dans ce cas, pourquoi s’embêter avec des sols ? Le sol n’a d’intérêt que s’il apporte quelque chose en plus. S’il le fait, la demande explosera et le marché noir s’en emparera... ou plus surement les faux-monnayeurs... ce qui fera perdre de toute manière l'attrait pour cette monnaie.
- « 7. EST COMPLEMENTAIRE à l'euro car il compense sa rareté dans l'économie réelle. "Ah ! Le SOL ne remplace pas l'euro !" » : Mais de quelle rareté parle-t-on ? Celle de l’euro ? Foutaises, puisqu’on explique que pour avoir des sols, il faut avoir cédé l’équivalent en euros, c’est donc le sol qui rend les euros plus rares puisqu’il les laisse à la banque... en les faisant travailler pour Wall Street ?
- « 8. EST CONVERTIBLE et garanti en euro. "Un SOL = Un euro" » : On en reparlera. Si, comme c’est probable, de la fausse monnaie circule, cette équivalence ne durera pas longtemps. Et les porteurs de sols seront sinon ruinés du moins volés tout aussi rapidement... ou du moins le contribuable, une fois de plus, paiera, cette fois en euros!
- « 9. EST DÉMOCRATIQUE car ses acteurs (acheteurs, vendeurs, financiers et institutions) gèrent collectivement son fonctionnement. "Dans les réunions du sol, mon avis est pris en compte !" » : Ah voilà un argument bien caractéristique de la perversion démocratique ambiante. Cela veut dire que seule la minorité présente aux conseils d’administration – ou équivalents – du sol aura le pouvoir d’accorder ou pas le privilège de l’accès au sol. Belle démocratie en effet, qui ouvre toutes grandes les portes de la corruption, du marché noir et de l’arbitraire. Vous voulez faire de l’économie éthique ? Commencez donc par laisser faire le commerce traditionnel sans intervenir. Dans l’économie traditionnelle et libre, ce sont les consommateurs qui votent à chaque instant pour élire – en achetant – les produits et les commerçants qui leur conviennent le mieux.
- « 10. INVESTI dans le réseau par une contribution à l'épargne solidaire. "J'ai reçu un prêt et une subvention en SOL !" » : Ne dit-on pas plus haut qu’on veut sortir de Wall-Street ? Etonnant de voir reproduire un système identique... uniquement en changeant le nom de la monnaie... avec un taux de conversion fixe.
- « Nous participons tous activement à une solution locale d'une crise mondiale. » : Le meilleur pour la fin. Quel est donc le rapport entre la crise et le sol ? Avec 27 000 euros de sols, faut-il croire que cette solution locale doit nous faire sortir de la crise? On se demande finalement pourquoi les toulousains payent tant d'impôts et pourquoi nos élus n'en ont jamais assez? Il devrait construire leur prochain budget en sol!!! Car la crise mondiale est uniquement due à l’endettement excessif des états et collectivités depuis trente ans et n’a rien, mais alors rien à voir avec le bio ou le cinéma de quartier. Cessons de tout mélanger pour nous faire avaler des couleuvres toujours plus grosses.
En conclusion ? Le sol fait montre d’une ignorance crasse en matière économique dont on peut se demander si elle ne relève pas plutôt de la pure mauvaise foi. On ne peut guère qu’y voir une idée fausse de plus exploitée par une classe dirigeante locale démagogique et qui ne cherche qu’à pervertir un peu plus le système pour continuer à le féodaliser et y imposer une mafia très profitable et d’autant plus obscène qu’elle est masquée par des tonnes de bon sentiments.
Le sol-violette, vous connaissez? Non, ne cherchez pas, ce n’est pas un tapis de violettes dans notre commune, mais une monnaie inventée sur notre «dos» par nos chers élus dans le cadre de l’économie dite «sociale et solidaire». Ils souhaitent la voir s’échanger sur Toulouse et son agglomération... Mais quel maire sera donc le premier à oser construire son budget et payer ses employés de mairie via cette monnaie…s’ils pensent que cette innovation va nous sortir de la crise? ... L’illusion que nos hommes politiques puissent agir sur l’économie reste tenace... Cette initiative est tellement des plus écolo-socialisantes qu'elle mérite qu’on s’y attarde un peu tant elle est croustillante et fleure la violette – hélas bien fanée. Le « sol-violette,» terme bien fleuri, qui fait référence à la fois à une monnaie ancienne et à Toulouse, est annoncé ainsi comme une expérience de « monnaie éthique » – et non monétique… Le sujet de la monnaie est souvent mal connu, tout comme affubler au mot « économie » les épithètes d'éthique et de « solidaire » est souvent un prétexte à dire n’importe quoi puis surtout à faire n'importe quoi. Qu’en est-il donc de notre sol-itude pourpre ?
Le site www.sol-violette.fr donne une belle image, on va le voir, mais après une ou deux tentatives sur Google on trouve une introduction tout aussi intéressante sur Entre Deux Nuages (http://entre2nuages.blogspot.com/2010/10/le-sol-violette-monnaie-solidaire-pour.html).
On y découvre que « le sol [serait] une monnaie éthique qui véhicule des valeurs de respect de l'environnement et de l'homme. Le sol est à lier à la notion de solidarité et violette est là pour rappeler sa spécificité toulousaine». Cela se confirme, voilà bien un emblème qui fleure bon l’écologitude ambiante, tout un programme. Mais l’article continue :
« Comment ça marche ? Par le biais d'une carte type Monéo qu'on peut recharger avec des euros puis convertir en équivalent sol. Le crédit coopératif et le crédit municipal sont nos partenaires dans cet échange. Chacun pourra aller changer ses euros dans une des banques partenaires et obtenir des sols valables dans l'ensemble des enseignes du système sol. C'est une monnaie non capitalisable et qui n'aura pas de pièces ni de billets.(*) En achetant en sols dans les entreprises partenaires, le pouvoir d'achat sera plus important. Par exemple, pour une baguette de pain à 0.80€ chez un commerçant du système-sol. Cette baguette aurait un prix de 6 sols soit 0.60€ pour un « soliste » (qui paye en sols). Le but est de pousser à consommer différemment. »
(*) On verra plus bas que cette position a évolué, ainsi que le montant de correspondance entre euro et sol.
On comprend par ce premier extrait que le sol apporterait un pouvoir d’achat en donnant la possibilité d’acheter certains produits moins cher. Cela semble sympathique, mais ne soyons pas naïfs, il faut bien que la différence soit payée par quelqu’un, mais on sait pas bien qui à cette première lecture. On parle d’éthique, mais quelle est donc cette éthique qui fait payer les uns pour les autres sans consentement de ces derniers ? Gardons cela à l’esprit, en remarquant la phrase de fin qui avoue «pousser à consommer différemment». Mais là encore, pourquoi pousser les citoyens ? Si les produits concernés sont de bonne qualité ou de bonne « éthique»... et moins cher, cela doit pouvoir être reconnu par les consommateurs! Donc dans ce cas, pourquoi les « pousser » ? Les gens ne sont-ils pas naturellement portés vers les produits les meilleurs ? Ne serions-nous pas en train de dire que ces fameux produits ne seraient pas forcément si extraordinaires que cela ? Non, en fait, il sont bien sûr extraordinaires, mais on ne le savait pas, il faut donc nous « pousser » pour qu’on le sache, idiots que nous sommes.
Mais continuons cette lecture. Prochaine question : « Quel est le rôle des entreprises partenaires ? » Il se confirme que nous ne sommes pas dans une économie habituelle, puisque le rôle des entreprises pose question. On apprend donc que « leur rôle est de s'inclure dans la démarche solidaire». Ah bon, elles n’en sont pas d’ordinaire ? Oublierait-on que ce sont les entreprises qui nous nourrissent, tous autant que nous sommes ?
« Ensuite il nous faut trouver des partenaires utiles aux entreprises participantes pour qu'un maximum d'échanges se fasse entre les différents acteurs du système sol, en interne». Ca sauf erreur, cela veut dire qu’il faut trouver des clients aux entreprises participant au sol. Pourquoi les clients ne viendraient-ils pas naturellement si le sol est si intéressant ? « Pour les taxes, rien ne changera, si le chiffre d'affaire d'une entreprise est de 1 000 € et 500 sols alors elle sera taxée à 1050€. La base d'un euro pour 10 sols restera fixe et imposable.» Ah, ici, nous sommes rassurés, le système est équitable, les entreprises participantes n’auront aucun avantage fiscal. Pas de doute, voilà de quoi les motiver. On ne sait pas si une comptabilité double doit être tenue, mais bon là aussi, ce doit être très simple!
Continuons l’article où Jean-Paul Pra, adjoint au maire à l’origine de l’initiative s’exprime. Question : « Quelle est votre volonté ?». « Je veux montrer qu'on est capable d'innover et d'amener les gens à valoriser les acteurs solidaires de Toulouse. L'idée est de permettre aux plus précaires d'avoir un pouvoir d'achat plus important. Nous voulons que tout le monde puisse avoir accès à la culture, à une alimentation locale et saine, aux transports en commun. Ceux qui échangent leurs euros en sols obtiendront un prix avantageux dans les commerces du réseau sol et accéderont à des produits qu'ils ne pourraient s'offrir en euros.» Ca vaut son pesant d'or! Que voilà beaucoup de messages passés en quelques mots. Qu’en penser vraiment ? Reprenons point par point :
- « Je veux montrer … d'amener les gens… » : Bel exemple de processus démocratique où il ne s’agit ni de respecter la diversité ni d’informer le citoyen mais bien de le contraindre dans un sens imposé par le politique. Et nous qui pensions que seul le roi disait « je veux » ?
- « permettre aux plus précaires d'avoir un pouvoir d'achat plus important » : Fort bien. Mais puisqu’on parle d’éthique et d’équité, que fait la mairie pour les autres citoyens ? Qui finance ce supplément de pouvoir d’achat et comment justifie-t-on l’éthique des impôts sous-jacents ? De quel droit la mairie se permet-elle de favoriser certains au détriment des autres ?
- « Nous voulons que tout le monde puisse avoir accès à la culture, à une alimentation locale et saine, aux transports en commun » : Encore le verbe vouloir… Et qui donc empêche quiconque, avec les euros classiques, d’avoir accès à la culture et aux transports en commun ? On oublie par ce genre d’affirmation que l’acte d’achat est une décision personnelle et que euro ou sol, si les gens ne vont pas au théâtre ou à une exposition c’est avant tout parce qu’ils choisissent de ne pas y aller, peut-être parce que cela ne les intéresse pas. Pourquoi donc les y contraindre ou même les inciter, ceci de plus aux frais des autres administrés ? Où est la moralité d’une telle vision du monde ?
- « des produits qu'ils ne pourraient s'offrir en euros » : Vraiment ? On vient de le voir, quels sont donc ces produits qu’on voudrait mais ne pourrait s’offrir en euro ? La vie est une suite de choix qui appartiennent à chacun, et personne n’a à intervenir, par le sol ou quoi que ce soit d’autre, pour influencer le choix des citoyens hors de ce qui serait leur choix spontané.
Un autre article, plus récent semble-t-il, (http://www.news-banques.com/toulouse-lancement-de-sol-violette-monnaie-pour-le-commerce-solidaire/012174924/) nous donne l’avis de la mairie et nous informe sur le sol en pratique : « La mairie avait annoncé dès le début avril sa décision de lancer cette opération pour « renforcer les échanges économiques locaux, respectueux des hommes et de la nature». Voilà bien une idée farfelue. Alors comme ça, sans la mairie, les échanges ne seraient pas respectueux des hommes ? Mais qui donc échange si ce ne sont les hommes eux-mêmes ? Personne ne contraint jamais un citoyen à acheter sa baguette chez Carrefour ou Auchan plutôt qu’à la boulangerie du coin. Ceux qui le font ne sont pas irrespectueux du boulanger. Au contraire même, ils lui envoient un signal : tu es trop cher, ou trop loin, ou pas assez sympa, ou que sais-je.
Mais continuons : « Avec cette monnaie alternative, nous voulons ouvrir une réflexion sur ce que peut être l’argent en terme d’échange et ancrer l’économie sur le territoire », a déclaré Pierre Cohen, le président du Grand Toulouse […] en compagnie de Jean-Paul Pla, conseiller municipal délégué à «l’économie sociale et solidaire» Cela se confirme, le verbe « vouloir » est à nouveau au rendez-vous, la démocratie est partie en vacances avant l’été. De plus, cela montre que nos chers («très chers» même) élus ne comprennent pas ce qu’est vraiment l’argent, la monnaie et peuvent retourner à leurs cours d’économie. Ah si! Ils nous font ici un brillant cours de ce que c'est que créer de la monnaie de singe!!! « Les deux élus ont présenté trois billets de 1, 5 et 10 sols réalisés par l’artiste Yann Normand. La mairie a mis 27.000 sols en circulation pour les Toulousains dans un premier temps et un bilan sera fait après six mois d’expérimentation» C’est vrai que ça valait bien la peine de faire appel à un artiste et d’engager des dépenses pour 27 mille euros de monnaie – le prix de deux petites voitures – comme si cela pouvait avoir un quelconque impact. On est dans l’événementiel et la propagande purs ici, mais aucunement dans l’économie. Passons aussi sur le risque de copie et de fausse monnaie, si les beaux billets artistiques sont trop aisément copiables, ce qui est probable. Que le journaliste ne pose pas une telle question est déjà une surprise en soi.
« L’objectif est de créer un circuit d’échange court et un réseau suffisant pour que le commerçant qui reçoit le sol puisse à son tour le dépenser chez des partenaires professant les mêmes aspirations. On compte parmi les partenaires des commerces d’alimentation spécialisés dans le bio ou le commerce équitable les entreprises d’autopartage ou de promotion du vélo, la médiathèque, des bibliothèques, des cinémas alternatifs et musées. Un partenariat est envisagé avec la régie de transports en commun Tisseo». On passera sur le charabia pseudo-économiste – la notion de circuit d’échange n’a aucune réalité économique – pour constater que les ‘partenaires’, à part le bio, dont l’actualité nous montre en ce moment même les limites, on ne trouve guère que des services publics ou subventionnés. Belle aventure économique en effet! Ah mais c’est vrai, si ces salauds de capitalistes ne voient pas leur intérêt, il va donc falloir les enrôler de force, leur rappeler « notre volonté».
Mais revenons sur le site de sol-violette pour y admirer la propagande qui y est faite pour cette invention révolutionnaire (http://www.sol-violette.fr/le-reseau/pourquoi-accepter-le-sol)
Selon le site, « le Sol-violette : »
- « 1. FIDELISE les clients d'un réseau d'acteurs solidaires et respectueux de l'environnement. "Avec le SOL, je fidélise de nouveaux clients"» : Peut-être. Ou peut-être pas. Si les commerçants concernés fournissent de mauvais produits, on peut douter qu’ils fidélisent quiconque. Mais inversement, si leurs produits ont un bon rapport qualité-prix, à quoi bon le sol ? La vérité, c’est qu’il est probable que les personnes bénéficiant du sol, supposées dans le besoin, auront ainsi accès à des produits dont personne d’autre ne veut.
- « 2. RECONNAIT vos pratiques responsables et éthiques. "Je fais partie d'un réseau d'acteurs qui portent les mêmes valeurs que moi"» : Mais qu’est-ce donc qu’être responsable ? Ou éthique ? Si être éthique c’est prélever des taxes sur certains citoyens pour permettre à d’autres, choisis sur des critères obscurs, de bénéficier de services exclusifs, alors on peut penser que beaucoup seront fiers de ne pas être « éthiques ».
- « 3. VALORISE votre image, votre réputation par son caractère innovant et médiatique. "Le SOL ? tout le monde en parle !"» : Voilà bien un argument inattendu et paradoxal ! Quoi ? On critique la culture du paraître, du superficiel, des fausses valeurs et parmi les premiers arguments vient celui de la mode ? Mais en quoi cela peut-il donner une quelconque légitimité ?
- « 4. AFFECTE la monnaie à un circuit local en la retirant des marchés financiers. "le Sol c'est de l'argent pour chez nous et pas pour Wall Street"» : Cela n’a aucun sens et montre une totale incompréhension de la réalité économique – ou une belle mauvaise foi. Les sols ne seront pas sortis de l’économie ni des finances. La preuve, il faudra les reconvertir en euros pour payer ses taxes, belle ironie! Les commerçants devront aussi les convertir pour payer leur essence, leurs salariés, leur farine pour les boulangers. On n’échappe pas à l’économie. Et pourquoi les syndicats ne demandent-ils pas aux salariés œuvrant dans ces entreprises solidaires de se faire payer en sol ? C'est cela la confiance dans un système : osez prendre le risque de ses convictions.
- « 5. DESENDETTE les acteurs économiques car ils ne payent plus d'intérêt pour sa création. "Utilisez le SOL, c'est s'engager"» : Mais de quoi parle-t-on ? Si l’allusion vise l’euro, alors il y a là encore une idée reçue fausse. Le paiement d’intérêts monétaires est une conséquence de la mauvaise gestion des gouvernements et collectivités, à commencer par ceux-là mêmes qui nous incitent à faire différemment, cela n’a rien à voir avec la monnaie.
- « 6. CIRCULE plus rapidement et donc favorise les échanges. "Avec le SOL je vends plus de produits qui respectent la vie !" » : Cela a toutes les chances d’être faux. Soit j’ai confiance en ce sol et dans ce cas j’ai intérêt à le conserver pour économiser par rapport à l’euro. Soit il me brûle les doigts au contraire et dans ce cas personne n’en voudra. Lorsque deux monnaies coexistent, ils y a toujours concurrence entre elles et leurs valeurs respectives évoluent en fonction de la confiance dont elles font l’objet. L’euro et le sol ont la même valeur ? Dans ce cas, pourquoi s’embêter avec des sols ? Le sol n’a d’intérêt que s’il apporte quelque chose en plus. S’il le fait, la demande explosera et le marché noir s’en emparera... ou plus surement les faux-monnayeurs... ce qui fera perdre de toute manière l'attrait pour cette monnaie.
- « 7. EST COMPLEMENTAIRE à l'euro car il compense sa rareté dans l'économie réelle. "Ah ! Le SOL ne remplace pas l'euro !" » : Mais de quelle rareté parle-t-on ? Celle de l’euro ? Foutaises, puisqu’on explique que pour avoir des sols, il faut avoir cédé l’équivalent en euros, c’est donc le sol qui rend les euros plus rares puisqu’il les laisse à la banque... en les faisant travailler pour Wall Street ?
- « 8. EST CONVERTIBLE et garanti en euro. "Un SOL = Un euro" » : On en reparlera. Si, comme c’est probable, de la fausse monnaie circule, cette équivalence ne durera pas longtemps. Et les porteurs de sols seront sinon ruinés du moins volés tout aussi rapidement... ou du moins le contribuable, une fois de plus, paiera, cette fois en euros!
- « 9. EST DÉMOCRATIQUE car ses acteurs (acheteurs, vendeurs, financiers et institutions) gèrent collectivement son fonctionnement. "Dans les réunions du sol, mon avis est pris en compte !" » : Ah voilà un argument bien caractéristique de la perversion démocratique ambiante. Cela veut dire que seule la minorité présente aux conseils d’administration – ou équivalents – du sol aura le pouvoir d’accorder ou pas le privilège de l’accès au sol. Belle démocratie en effet, qui ouvre toutes grandes les portes de la corruption, du marché noir et de l’arbitraire. Vous voulez faire de l’économie éthique ? Commencez donc par laisser faire le commerce traditionnel sans intervenir. Dans l’économie traditionnelle et libre, ce sont les consommateurs qui votent à chaque instant pour élire – en achetant – les produits et les commerçants qui leur conviennent le mieux.
- « 10. INVESTI dans le réseau par une contribution à l'épargne solidaire. "J'ai reçu un prêt et une subvention en SOL !" » : Ne dit-on pas plus haut qu’on veut sortir de Wall-Street ? Etonnant de voir reproduire un système identique... uniquement en changeant le nom de la monnaie... avec un taux de conversion fixe.
- « Nous participons tous activement à une solution locale d'une crise mondiale. » : Le meilleur pour la fin. Quel est donc le rapport entre la crise et le sol ? Avec 27 000 euros de sols, faut-il croire que cette solution locale doit nous faire sortir de la crise? On se demande finalement pourquoi les toulousains payent tant d'impôts et pourquoi nos élus n'en ont jamais assez? Il devrait construire leur prochain budget en sol!!! Car la crise mondiale est uniquement due à l’endettement excessif des états et collectivités depuis trente ans et n’a rien, mais alors rien à voir avec le bio ou le cinéma de quartier. Cessons de tout mélanger pour nous faire avaler des couleuvres toujours plus grosses.
En conclusion ? Le sol fait montre d’une ignorance crasse en matière économique dont on peut se demander si elle ne relève pas plutôt de la pure mauvaise foi. On ne peut guère qu’y voir une idée fausse de plus exploitée par une classe dirigeante locale démagogique et qui ne cherche qu’à pervertir un peu plus le système pour continuer à le féodaliser et y imposer une mafia très profitable et d’autant plus obscène qu’elle est masquée par des tonnes de bon sentiments.
6 juin 2011
Les transports publics toulousains... le grand n'importe quoi des constructivistes !!!
Le plan de déplacements urbains (ou PDU en abrégé) a à peine été voté qu'il vient de prendre une belle claque : les travaux du tramway viennent d'être stoppés par le tribunal administratif suite à un référé d'une association de riverains et de commerçants. Pour en savoir plus http://www.ladepeche.fr/article/2011/06/02/1096440-coup-d-arret-a-la-nouvelle-ligne-de-tramway.html . Il paraît que ce PDU a été voté par tous les élus du Grand Toulouse... sauf Patrick AUBIN... "qui dit toujours n'importe quoi!!!..." comme se plait à dire le Maire de Tournefeuille... mais au moins, lui, il a l'avantage de ne pas faire n'importe quoi !!!
Le doute que l'on peut avoir su ce dossier, ce sont les conclusions du juge qui sont déformées par les uns et les autres : le juge se serait-il ériger en censeur politique ou a-t-il fait valoir des arguments juridiques pour stopper les travaux? La réponse sera donnée par le conseil d’État...
Tiens au fait, puisque l'on parle des transports en commun toulousains, le Président du Grand Toulouse avait dénoncé le fait que Toulouse, avant d'en devenir le Maire, était une ville de plus en plus chère. Il avait fait des transports en commun sa priorité avec l'annonce « d'un ticket unique et bon marché pour les familles et les salariés ». On peut, à mi-mandat s'interroger pour voir l'évolution des prix des transports, lui qui est aussi le président de Tisséo (il est d'ailleurs aussi le plus grand cumulard de France et de Navarre, ça va lui faire drôle si la gauche arrive au pouvoir en mettant en œuvre le non-cumul des mandats):
2009:
Abonnement Tisseo :
hebdomadaire passe de 10,50 à 11 € (+4,76 %)
mensuel de 37 à 38,40 € (+3,78 %)
annuel mensualisé de 336 à 384 € (+14,29 %).
Hausse plutôt brutale après plusieurs années de modération et même une baisse des tarifs des abonnements depuis 2002.
2010:
Le ticket de bus ou de métro est passé de 1,40 € à 1,50 € (+7,1 %)
2011:
Les tarifs augmenteront le 1er juillet. Le ticket unitaire prend à nouveau coup derrière la tête de 1,50 € à 1,60 € (+6.7%) et l'abonnement mensuel passera de 43,20 à 45,60 € le mois (+5,6%)!!!
En 3 ans l'abonnement mensuel est passé de 37 € à 45,60 € soit une hausse de +23,2% ! Les familles et les salariés ont-ils eu une telle augmentation de leur pouvoir d'achat ? Une nouvelle preuve que les politiques s’assoient sur leurs promesses quand il s'agit de piller le contribuable!!! Faites comme je dis, ne faites pas comme je fais!!! Bon, en conclusion, vive la liberté de déplacement : nous ne sommes pas près de laisser tomber la voiture!!!
Le doute que l'on peut avoir su ce dossier, ce sont les conclusions du juge qui sont déformées par les uns et les autres : le juge se serait-il ériger en censeur politique ou a-t-il fait valoir des arguments juridiques pour stopper les travaux? La réponse sera donnée par le conseil d’État...
Tiens au fait, puisque l'on parle des transports en commun toulousains, le Président du Grand Toulouse avait dénoncé le fait que Toulouse, avant d'en devenir le Maire, était une ville de plus en plus chère. Il avait fait des transports en commun sa priorité avec l'annonce « d'un ticket unique et bon marché pour les familles et les salariés ». On peut, à mi-mandat s'interroger pour voir l'évolution des prix des transports, lui qui est aussi le président de Tisséo (il est d'ailleurs aussi le plus grand cumulard de France et de Navarre, ça va lui faire drôle si la gauche arrive au pouvoir en mettant en œuvre le non-cumul des mandats):
2009:
Abonnement Tisseo :
hebdomadaire passe de 10,50 à 11 € (+4,76 %)
mensuel de 37 à 38,40 € (+3,78 %)
annuel mensualisé de 336 à 384 € (+14,29 %).
Hausse plutôt brutale après plusieurs années de modération et même une baisse des tarifs des abonnements depuis 2002.
2010:
Le ticket de bus ou de métro est passé de 1,40 € à 1,50 € (+7,1 %)
2011:
Les tarifs augmenteront le 1er juillet. Le ticket unitaire prend à nouveau coup derrière la tête de 1,50 € à 1,60 € (+6.7%) et l'abonnement mensuel passera de 43,20 à 45,60 € le mois (+5,6%)!!!
En 3 ans l'abonnement mensuel est passé de 37 € à 45,60 € soit une hausse de +23,2% ! Les familles et les salariés ont-ils eu une telle augmentation de leur pouvoir d'achat ? Une nouvelle preuve que les politiques s’assoient sur leurs promesses quand il s'agit de piller le contribuable!!! Faites comme je dis, ne faites pas comme je fais!!! Bon, en conclusion, vive la liberté de déplacement : nous ne sommes pas près de laisser tomber la voiture!!!
19 mai 2011
Vous avez dit «bonne gestion» ?
Avec un impôt local supérieur d'environ 30% à la moyenne française des communes de même importance, un budget artificiellement doublé par les subventions de l’État et par le pillage des caisses du conseil général, on nous fait croire que le budget communal est «bien géré».
Bel exemple de solidarité sociale que celui qui voit une commune «socialiste» profiter largement des autres communes de Haute Garonne.
Quelle famille n’aimerait pas disposer de 30% salaire en plus et d'aides doublant son revenu ?
Quelle entreprise n’aimerait pas imposer à ses clients des prix 30% supérieurs tout en obtenant 50% de subventions ?
Ce serait plus facile de boucler les fins de mois mais la famille et l’entreprise sont contraintes à une gestion «en bon père de famille». Par contre, à Tournefeuille, c'est l'indigestion qui nous guette...
Indigestion de dépenses excessives. Le budget global de la commune ressort environ à 41 millions d'euros... pour seulement 12 millions à partir des impôts locaux !!! En dehors des ressources complémentaires liées aux services directement vendus aux utilisateurs de la commune, tout le reste du budget est formé par les subventions issues de l'Europe, la France, et les autres collectivités territoriales (région, département, intercommunalité).
Certes le revenu mensuel moyen du Tournefeuillais est supérieur à celui du Français moyen : ce pourrait être l'explication du constat que chaque famille de notre commune soit soumise à 30% de taxes locales en plus (habitation et foncières)... . Mais nos impôts locaux sont-ils payés en fonction de nos revenus ? Malheureusement non car les impôts locaux sont calculés sur une valeur locative... et ce qui intéresse tout Maire, c'est que cette valeur locative dite «cadastrale» soit la plus élevée possible.
Et là nous tombons dans l'arbitraire des valeurs locatives, ce qui laisse pantois... car une habitation similaire dans un même secteur pourra être imposée différemment... et ne parlons pas des écarts pour une même construction sur deux communes différentes. Où est la belle égalité devant l'impôt ? Ah!!! mais vous n'avez pas compris que l'égalité devant l'impôt, quand vous habitez dans une habitation, peu importe que vous gagnez 1000 ou 100 000 euros par mois, c'est de payer la même taxe pour quelque chose qui d'ailleurs ne vous rapporte rien!!! Il y a urgence à supprimer des impôts aussi ineptes qu'injustes!!!
Cela fait des lustres qu'on nous annonce une réforme, mais elle n'est toujours pas là... Certes vous pourrez obtenir éventuellement un dégrèvement sur votre taxe d'habitation en raison de revenus faibles, mais vous paierez quand même... ce qui fait qu'au bout du compte, proportionnellement, plus vous êtes pauvre, et plus vous payez!!! Et habiter la commune de Tournefeuille, il paraît que « ça se mérite » !!! en langage plus terre à terre, c'est à dire qu'il faut avoir les moyens... pour payer des impôts élevés...
Ainsi chacun s'est accommodé de payer ces niveaux d'impôt local qui n'ont aucun rapport avec les revenus du foyer... sans trop se poser de question pour savoir pourquoi Tournefeuille n'attirait pas les retraités, voir les faisait fuir...
Ainsi chacun pense que notre commune est bien gérée... parce qu'il y a de nombreuses d'associations, et que chacune a une subvention de la mairie;
Ainsi chacun pense que notre commune est bien gérée... parce que son trottoir ou son luminaire a été refait;
Ainsi chacun pense que notre commune est bien gérée... parce que nous avons quelques animations culturelles;
Ainsi certain pense que notre commune est bien gérée... parce qu'il a fini par trouver une place en crèche;
Ainsi certaine pense que notre commune est bien gérée... parce que le Maire lui fait la bise;
Mais chacun constate aussi que son pouvoir d'achat se réduit... et ne se pose jamais la question de savoir si nous n'aurions pas pu faire autrement! Ainsi aujourd'hui, l'addition représente plus de 4.100 euros de dépenses par habitation... on peut tout relativiser mais cela représente tout de même environ 4 mois de SMIC net ou plus de 2 mois de salaire moyen.
N'oublions pas que les autres collectivités locales subventionnent la commune mais possèdent aussi leurs propres dépenses;
N'oublions pas que l’État a aussi ses propres dépenses et subventionne l'ensemble des collectivités locales;
N'oublions pas que tous ces impôts sont issus de nos ressources... et que plus les impôts augmentent et moins il en reste dans le porte-monnaie de chacun...
N'oublions pas que même la redistribution par l’État et les collectivités locales n'est pas dirigée vers ceux qui en ont le plus besoin, au contraire... Qui sait ainsi que les pauvres contribuent au budget global des dépenses de l’État et des collectivités locales pour 6,3% et que l’État leur reverse seulement 3,8% !!! A force de faire compliqué, on en arrive à des situations ubuesques... Simplifions les aides sociales et allons vers l'allocation unique universelle pour faire de sorte que les impôts soient versés proportionnellement au revenu de chacun... mais aussi que les aides soient intégrées dans le calcul des revenus pour les impôts. Pour que cesse l'arbitraire et l'injustice... et que la gestion des communes soient moins opaques...
Certes un Maire aujourd'hui ne peut modifier l'approche de l'impôt... mais combien de maires sont députés et sénateurs et continuent dans une approche aussi injuste de l'impôt local... Une réforme de la fiscalité doit être globale pour une société qui se veut moderne...
Bel exemple de solidarité sociale que celui qui voit une commune «socialiste» profiter largement des autres communes de Haute Garonne.
Quelle famille n’aimerait pas disposer de 30% salaire en plus et d'aides doublant son revenu ?
Quelle entreprise n’aimerait pas imposer à ses clients des prix 30% supérieurs tout en obtenant 50% de subventions ?
Ce serait plus facile de boucler les fins de mois mais la famille et l’entreprise sont contraintes à une gestion «en bon père de famille». Par contre, à Tournefeuille, c'est l'indigestion qui nous guette...
Indigestion de dépenses excessives. Le budget global de la commune ressort environ à 41 millions d'euros... pour seulement 12 millions à partir des impôts locaux !!! En dehors des ressources complémentaires liées aux services directement vendus aux utilisateurs de la commune, tout le reste du budget est formé par les subventions issues de l'Europe, la France, et les autres collectivités territoriales (région, département, intercommunalité).
Certes le revenu mensuel moyen du Tournefeuillais est supérieur à celui du Français moyen : ce pourrait être l'explication du constat que chaque famille de notre commune soit soumise à 30% de taxes locales en plus (habitation et foncières)... . Mais nos impôts locaux sont-ils payés en fonction de nos revenus ? Malheureusement non car les impôts locaux sont calculés sur une valeur locative... et ce qui intéresse tout Maire, c'est que cette valeur locative dite «cadastrale» soit la plus élevée possible.
Et là nous tombons dans l'arbitraire des valeurs locatives, ce qui laisse pantois... car une habitation similaire dans un même secteur pourra être imposée différemment... et ne parlons pas des écarts pour une même construction sur deux communes différentes. Où est la belle égalité devant l'impôt ? Ah!!! mais vous n'avez pas compris que l'égalité devant l'impôt, quand vous habitez dans une habitation, peu importe que vous gagnez 1000 ou 100 000 euros par mois, c'est de payer la même taxe pour quelque chose qui d'ailleurs ne vous rapporte rien!!! Il y a urgence à supprimer des impôts aussi ineptes qu'injustes!!!
Cela fait des lustres qu'on nous annonce une réforme, mais elle n'est toujours pas là... Certes vous pourrez obtenir éventuellement un dégrèvement sur votre taxe d'habitation en raison de revenus faibles, mais vous paierez quand même... ce qui fait qu'au bout du compte, proportionnellement, plus vous êtes pauvre, et plus vous payez!!! Et habiter la commune de Tournefeuille, il paraît que « ça se mérite » !!! en langage plus terre à terre, c'est à dire qu'il faut avoir les moyens... pour payer des impôts élevés...
Ainsi chacun s'est accommodé de payer ces niveaux d'impôt local qui n'ont aucun rapport avec les revenus du foyer... sans trop se poser de question pour savoir pourquoi Tournefeuille n'attirait pas les retraités, voir les faisait fuir...
Ainsi chacun pense que notre commune est bien gérée... parce qu'il y a de nombreuses d'associations, et que chacune a une subvention de la mairie;
Ainsi chacun pense que notre commune est bien gérée... parce que son trottoir ou son luminaire a été refait;
Ainsi chacun pense que notre commune est bien gérée... parce que nous avons quelques animations culturelles;
Ainsi certain pense que notre commune est bien gérée... parce qu'il a fini par trouver une place en crèche;
Ainsi certaine pense que notre commune est bien gérée... parce que le Maire lui fait la bise;
Mais chacun constate aussi que son pouvoir d'achat se réduit... et ne se pose jamais la question de savoir si nous n'aurions pas pu faire autrement! Ainsi aujourd'hui, l'addition représente plus de 4.100 euros de dépenses par habitation... on peut tout relativiser mais cela représente tout de même environ 4 mois de SMIC net ou plus de 2 mois de salaire moyen.
N'oublions pas que les autres collectivités locales subventionnent la commune mais possèdent aussi leurs propres dépenses;
N'oublions pas que l’État a aussi ses propres dépenses et subventionne l'ensemble des collectivités locales;
N'oublions pas que tous ces impôts sont issus de nos ressources... et que plus les impôts augmentent et moins il en reste dans le porte-monnaie de chacun...
N'oublions pas que même la redistribution par l’État et les collectivités locales n'est pas dirigée vers ceux qui en ont le plus besoin, au contraire... Qui sait ainsi que les pauvres contribuent au budget global des dépenses de l’État et des collectivités locales pour 6,3% et que l’État leur reverse seulement 3,8% !!! A force de faire compliqué, on en arrive à des situations ubuesques... Simplifions les aides sociales et allons vers l'allocation unique universelle pour faire de sorte que les impôts soient versés proportionnellement au revenu de chacun... mais aussi que les aides soient intégrées dans le calcul des revenus pour les impôts. Pour que cesse l'arbitraire et l'injustice... et que la gestion des communes soient moins opaques...
Certes un Maire aujourd'hui ne peut modifier l'approche de l'impôt... mais combien de maires sont députés et sénateurs et continuent dans une approche aussi injuste de l'impôt local... Une réforme de la fiscalité doit être globale pour une société qui se veut moderne...
26 avr. 2011
La France bloquées sur ses peurs irrationnelles : le riche est-il un voleur ?
Le « riche » est devenu, dans notre société, voire a toujours été, un horrible personnage, souvent vu comme la source de tous nos maux et des crises qui s’enchaînent. Une affiche vue récemment dans la rue, rouge, au poing levé, proposait ainsi : « les profits se portent bien, que les riches paient pour nos retraites.»
Ce genre de proposition suppose que le riche est un voleur et qu’il n’est que justice que ses profits nous soient restitués. Pourtant, en est-il vraiment ainsi ? Tous les riches sont-ils forcément des voleurs, ou certains au contraire pourraient-ils même être des bienfaiteurs ? Oser une telle question constitue déjà un certain affront pour bien des gens. Essayons pourtant de prendre un peu du recul.
Mais au fait, comment devient-on riche ? Il n’y a guère que trois façons de devenir riche : hériter, voler ou engranger des profits. L’héritage mériterait une discussion en soi et voler est un acte amoral. Aussi concentrons-nous sur les profits, puisqu’ils sont la cible de notre affiche. Les profits sont-ils un vol, ou sont-ils d’une autre nature ?
Pour engranger des profits, la première idée consiste à faire des « affaires », c’est-à-dire du commerce. Commercer, c’est échanger, en général un produit – une voiture, une baguette, un savon – ou un service – prendre l’avion, se faire soigner – contre une somme d’argent convenue, le prix. Échanger 1 euro contre une baguette est un acte banal, quotidien, auquel on ne prête guère attention. C’est pourtant en échangeant toutes ses baguettes de la journée que le boulanger gagne son pain, qu’il s’enrichit. Pour lui, il est important de vendre ses baguettes, il y tient en fait beaucoup moins qu’il désire les euros de ses clients, et c’est dans la valeur qu’il attache à ces euros qu’il augmente chaque jour sa richesse.
Mais le boulanger n’est pas le seul à s’enrichir ainsi. Le client aussi. Car si le client accepte de donner un euro au boulanger, c’est qu’il préfère la baguette à sa pièce. Son bien-être est ainsi – légèrement – augmenté par cet échange, mais cela montre bien que sa richesse a un peu augmenté grâce au pain du boulanger. Il ressort de chez le boulanger plus riche que lorsqu’il y était entré, même s’il possède un euro de moins.
Car la richesse ne se mesure pas aux euros qu’on a dans son porte-monnaie, mais au bien-être qu’on tire des produits et services dont on profite. L’argent n’est pas une fin en soi, ce n’est qu’un moyen d’accéder à ses désirs, aux envies et aux besoins que chacun de nous possède. Être vraiment riche, c’est pouvoir assouvir la plus profonde, la plus impossible de ses envies.
Ce riche là est donc quelqu’un qui a beaucoup échangé avec d’autres en commerçant avec eux et en a dégagé de nombreux profits. Mais n’oublions pas ses clients. Eux aussi ont augmenté leur richesse par ces échanges. On se rend compte alors que dans notre société complexe, où on dépend tous les uns des autres, on ne peut pas devenir riche tout seul. La richesse du riche commerçant est donc proportionnelle à la richesse qu’il a apportée à ses clients. Contrairement à ce qui nous est affirmé très souvent, le riche a donc un rôle social indispensable à la prospérité de tous.
L’autre manière « d’engranger des profits » souvent plus contestée, c’est de « jouer » en bourse. C’est bien sûr le riche que vise l'affiche rouge au poing levé. Jouer en bourse, c’est aussi acheter une entreprise pour la revendre plus tard, plus cher, comme un vulgaire objet de luxe, dans le mépris des employés, nous dit-on. Mais ce genre de jeu est très incertain, l’investisseur ne gagne pas à tous les coups. Ce riche là peut vite devenir plus pauvre que vous et moi. Mais s’il réussit son pari, c’est que d’une façon ou d’une autre, il a réussi à convaincre que la valeur de l’entreprise a augmenté. C’est aussi ce que le patron de L’Oréal ou de Chanel fait chaque jour : convaincre le marché que son entreprise a plus de valeur.
Et lorsque l’entreprise est revendue, plus chère, tout le monde gagne : le riche investisseur, ou patron, l’acheteur – qui pense faire une bonne affaire – mais aussi les employés, car ils peuvent alors plus facilement négocier un salaire à la hausse. Jouer en bourse, investir, tenter de s’enrichir sur le dos d’une entreprise, c’est en fait accroître la richesse de tout le monde si cela marche – ou s'appauvrir tout seul si cela échoue.
Prenons quelques exemples concrets de riches célèbres. Bill Gates, Gérard Depardieu ou Zinédine Zidane sont des noms qui viennent à l’esprit, quoique connus dans des domaines très différents. Bill Gates a créé Microsoft dans un garage et cette entreprise est devenue en moins de 30 ans le leader mondial du logiciel. Mais pour arriver à un tel résultat, il lui a fallu convaincre le monde entier que ses logiciels sont les meilleurs, c’est-à-dire que leur valeur est bien supérieure à leur prix de vente. Et en effet, les logiciels Microsoft ont révolutionné la bureautique, au point de changer l’organisation des tâches administratives dans la plupart des entreprises, où les machines à écrire ont pratiquement disparu. Par ses inventions, Bill Gates via Microsoft a ainsi permis au monde entier d’être plus performant et de pouvoir se consacrer à des choses plus importantes que changer le ruban d’une machine à écrire. La richesse de Bill Gates est le reflet de la richesse qu’il a apportée au monde entier depuis 30 ans.
Gérard Depardieu et Zinédine Zidane n’ont semble-t-il rien à voir avec Bill Gates – leur fortune est bien plus modeste, ce ne sont pas des ‘patrons’ mais des artistes, la comparaison semble presque dégradante pour eux. Pourtant, eux aussi ont indiscutablement fait fortune grâce à leur talent d’acteur ou de footballeur. Et cette fortune n’a pas pu se faire faire seule, il a fallu que leur talent soit reconnu par le public pour cela. Pour eux aussi, leur richesse est le reflet de l’accroissement de bien-être qu’ils ont apporté au public grâce à la qualité de leur jeu, grâce au spectacle qu’ils ont su nous offrir.
Mais ce qui est encore plus extraordinaire, c’est que le riche est encore plus bienfaiteur que cela, son rôle dans la société ne s’arrête pas là. Aujourd’hui, acheter une voiture, un ordinateur ou un téléphone portable sont devenu des actes d’achat presque banals, la grande majorité des gens ont une voiture, ou plusieurs, un portable et de plus en plus ont un ordinateur. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, ces trois objets valaient une fortune et étaient inaccessibles au commun des mortels. Et en plus, les voitures, téléphones et ordinateurs d’il y a 10 ou 20 ans étaient de vrais pièces de musée comparés aux bijoux luxueux largement disponibles de nos jours.
Le riche dans tout ça ? Si au début du XXème siècle des riches n’avaient pas dépensé des sommes énormes pour le luxe d’une voiture pourtant poussive et peu confortable, messieurs Peugeot ou Renault ne se seraient pas précipités pour en fabriquer de nouvelles, encore plus belles et/ou plus rapides. Voitures que d’autres riches encore n’auraient pas achetées, donnant de ce fait encore plus d’espoir de richesse aux constructeurs, qui continuaient à inventer de meilleures voitures encore moins chères. De même, si les riches des années 80 n’avaient pas accepté de payer très cher les premiers téléphones portables, pourtant lourds, malcommodes et sans autonomie, les Nokia ou autre Motorola ne se seraient pas fait une concurrence acharnée pour les satisfaire, inventant ainsi des nouveautés toujours plus légères, pratiques et aux prix toujours plus bas.
Le riche est donc doublement un bienfaiteur et sa richesse est sa juste récompense. Il est riche parce qu’il a contribué à l’enrichissement de beaucoup d’autres et sa richesse a permis à tout le monde de profiter des inventions qu’il a lui, avant tous les autres, accepté de payer très cher.
Article réalisé en collaboration avec Stéphane GEYRES.
Ce genre de proposition suppose que le riche est un voleur et qu’il n’est que justice que ses profits nous soient restitués. Pourtant, en est-il vraiment ainsi ? Tous les riches sont-ils forcément des voleurs, ou certains au contraire pourraient-ils même être des bienfaiteurs ? Oser une telle question constitue déjà un certain affront pour bien des gens. Essayons pourtant de prendre un peu du recul.
Mais au fait, comment devient-on riche ? Il n’y a guère que trois façons de devenir riche : hériter, voler ou engranger des profits. L’héritage mériterait une discussion en soi et voler est un acte amoral. Aussi concentrons-nous sur les profits, puisqu’ils sont la cible de notre affiche. Les profits sont-ils un vol, ou sont-ils d’une autre nature ?
Pour engranger des profits, la première idée consiste à faire des « affaires », c’est-à-dire du commerce. Commercer, c’est échanger, en général un produit – une voiture, une baguette, un savon – ou un service – prendre l’avion, se faire soigner – contre une somme d’argent convenue, le prix. Échanger 1 euro contre une baguette est un acte banal, quotidien, auquel on ne prête guère attention. C’est pourtant en échangeant toutes ses baguettes de la journée que le boulanger gagne son pain, qu’il s’enrichit. Pour lui, il est important de vendre ses baguettes, il y tient en fait beaucoup moins qu’il désire les euros de ses clients, et c’est dans la valeur qu’il attache à ces euros qu’il augmente chaque jour sa richesse.
Mais le boulanger n’est pas le seul à s’enrichir ainsi. Le client aussi. Car si le client accepte de donner un euro au boulanger, c’est qu’il préfère la baguette à sa pièce. Son bien-être est ainsi – légèrement – augmenté par cet échange, mais cela montre bien que sa richesse a un peu augmenté grâce au pain du boulanger. Il ressort de chez le boulanger plus riche que lorsqu’il y était entré, même s’il possède un euro de moins.
Car la richesse ne se mesure pas aux euros qu’on a dans son porte-monnaie, mais au bien-être qu’on tire des produits et services dont on profite. L’argent n’est pas une fin en soi, ce n’est qu’un moyen d’accéder à ses désirs, aux envies et aux besoins que chacun de nous possède. Être vraiment riche, c’est pouvoir assouvir la plus profonde, la plus impossible de ses envies.
Ce riche là est donc quelqu’un qui a beaucoup échangé avec d’autres en commerçant avec eux et en a dégagé de nombreux profits. Mais n’oublions pas ses clients. Eux aussi ont augmenté leur richesse par ces échanges. On se rend compte alors que dans notre société complexe, où on dépend tous les uns des autres, on ne peut pas devenir riche tout seul. La richesse du riche commerçant est donc proportionnelle à la richesse qu’il a apportée à ses clients. Contrairement à ce qui nous est affirmé très souvent, le riche a donc un rôle social indispensable à la prospérité de tous.
L’autre manière « d’engranger des profits » souvent plus contestée, c’est de « jouer » en bourse. C’est bien sûr le riche que vise l'affiche rouge au poing levé. Jouer en bourse, c’est aussi acheter une entreprise pour la revendre plus tard, plus cher, comme un vulgaire objet de luxe, dans le mépris des employés, nous dit-on. Mais ce genre de jeu est très incertain, l’investisseur ne gagne pas à tous les coups. Ce riche là peut vite devenir plus pauvre que vous et moi. Mais s’il réussit son pari, c’est que d’une façon ou d’une autre, il a réussi à convaincre que la valeur de l’entreprise a augmenté. C’est aussi ce que le patron de L’Oréal ou de Chanel fait chaque jour : convaincre le marché que son entreprise a plus de valeur.
Et lorsque l’entreprise est revendue, plus chère, tout le monde gagne : le riche investisseur, ou patron, l’acheteur – qui pense faire une bonne affaire – mais aussi les employés, car ils peuvent alors plus facilement négocier un salaire à la hausse. Jouer en bourse, investir, tenter de s’enrichir sur le dos d’une entreprise, c’est en fait accroître la richesse de tout le monde si cela marche – ou s'appauvrir tout seul si cela échoue.
Prenons quelques exemples concrets de riches célèbres. Bill Gates, Gérard Depardieu ou Zinédine Zidane sont des noms qui viennent à l’esprit, quoique connus dans des domaines très différents. Bill Gates a créé Microsoft dans un garage et cette entreprise est devenue en moins de 30 ans le leader mondial du logiciel. Mais pour arriver à un tel résultat, il lui a fallu convaincre le monde entier que ses logiciels sont les meilleurs, c’est-à-dire que leur valeur est bien supérieure à leur prix de vente. Et en effet, les logiciels Microsoft ont révolutionné la bureautique, au point de changer l’organisation des tâches administratives dans la plupart des entreprises, où les machines à écrire ont pratiquement disparu. Par ses inventions, Bill Gates via Microsoft a ainsi permis au monde entier d’être plus performant et de pouvoir se consacrer à des choses plus importantes que changer le ruban d’une machine à écrire. La richesse de Bill Gates est le reflet de la richesse qu’il a apportée au monde entier depuis 30 ans.
Gérard Depardieu et Zinédine Zidane n’ont semble-t-il rien à voir avec Bill Gates – leur fortune est bien plus modeste, ce ne sont pas des ‘patrons’ mais des artistes, la comparaison semble presque dégradante pour eux. Pourtant, eux aussi ont indiscutablement fait fortune grâce à leur talent d’acteur ou de footballeur. Et cette fortune n’a pas pu se faire faire seule, il a fallu que leur talent soit reconnu par le public pour cela. Pour eux aussi, leur richesse est le reflet de l’accroissement de bien-être qu’ils ont apporté au public grâce à la qualité de leur jeu, grâce au spectacle qu’ils ont su nous offrir.
Mais ce qui est encore plus extraordinaire, c’est que le riche est encore plus bienfaiteur que cela, son rôle dans la société ne s’arrête pas là. Aujourd’hui, acheter une voiture, un ordinateur ou un téléphone portable sont devenu des actes d’achat presque banals, la grande majorité des gens ont une voiture, ou plusieurs, un portable et de plus en plus ont un ordinateur. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, ces trois objets valaient une fortune et étaient inaccessibles au commun des mortels. Et en plus, les voitures, téléphones et ordinateurs d’il y a 10 ou 20 ans étaient de vrais pièces de musée comparés aux bijoux luxueux largement disponibles de nos jours.
Le riche dans tout ça ? Si au début du XXème siècle des riches n’avaient pas dépensé des sommes énormes pour le luxe d’une voiture pourtant poussive et peu confortable, messieurs Peugeot ou Renault ne se seraient pas précipités pour en fabriquer de nouvelles, encore plus belles et/ou plus rapides. Voitures que d’autres riches encore n’auraient pas achetées, donnant de ce fait encore plus d’espoir de richesse aux constructeurs, qui continuaient à inventer de meilleures voitures encore moins chères. De même, si les riches des années 80 n’avaient pas accepté de payer très cher les premiers téléphones portables, pourtant lourds, malcommodes et sans autonomie, les Nokia ou autre Motorola ne se seraient pas fait une concurrence acharnée pour les satisfaire, inventant ainsi des nouveautés toujours plus légères, pratiques et aux prix toujours plus bas.
Le riche est donc doublement un bienfaiteur et sa richesse est sa juste récompense. Il est riche parce qu’il a contribué à l’enrichissement de beaucoup d’autres et sa richesse a permis à tout le monde de profiter des inventions qu’il a lui, avant tous les autres, accepté de payer très cher.
Article réalisé en collaboration avec Stéphane GEYRES.
19 avr. 2011
Une France bloquée sur ses peurs irrationnelles ? Regardons celle de l'immigré!
Depuis une trentaine d’années, les unes des journaux mettent régulièrement en avant des incidents, des dysfonctionnements de la vie sociale française où de jeunes « beurs » sont impliqués ou mis en cause. L’année 2005 est restée tristement et mondialement célèbre pour ses vagues de violence aiguë dans les banlieues. On évoque également régulièrement des cas de jeunes filles voilées se présentant ainsi à l’école publique, celle de la laïcité dont notre pays est si fier. Et le chômage chronique donne aussi chaque jour l’occasion de poser la question de la menace que représente l’arrivée constante et massive de "boat-people", "Roms" ou autres "réfugiés africains".
Ces nombreux événements regrettables sont pour beaucoup l’occasion de montrer du doigt les jeunes maghrébins de seconde génération, voire les musulmans en général, dont le nombre croissant est souvent considéré par certains partis nationalistes comme la source de bien des maux de la France d’aujourd’hui. Bien sûr, ces faits sont très souvent objectivement regrettables, voire scandaleux. La haine qui se développe envers ces populations peut se comprendre. Pourtant, si on y regarde de près, qui sont vraiment les immigrés et que représentent-ils pour la France ?
Tout d’abord, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Celui qui s'appelle Khalid ou Mohammed est-il forcément un sauvage ou un malfrat ? Certes, dans certaines banlieues ou « zones » la méfiance est là, les violences quotidiennes. Mais sont-elles le fait de tous ceux qui portent un nom « différent » ou n’est-ce pas plutôt un groupe, une bande réduite de quelques caïds qui mène la danse ? Les médias qui nous abreuvent chaque jour de ces images chocs ne le montrent pas assez, il s’agit le plus souvent d’une minorité de « sauvageons » qui cause ce sentiment d’insécurité qui s’installe. Vu leur nombre aujourd’hui, si chaque beur avait le couteau entre les dents, la vie serait déjà bien pire qu’au temps des bandits de grand chemin.
Car il ne faut pas l’oublier, cela a toujours existé en France parce que nous sommes un pays de tradition migratoire de longue date. Aujourd’hui nous craignons les beurs, les arabes. Dans les années 70, on voyait les portugais d’un mauvais œil, ils venaient nous prendre notre travail. Avant, c’était le tour des espagnols, qui avaient fui la guerre d’Espagne, et encore avant les italiens qui tentaient d’échapper à la misère de la Sicile ou de la Calabre mafieuses. Ou encore, après la première guerre, ce sont des polonais qui furent recrutés pour produire et nourrir la population. Qui n’a pas un collègue qui, pourtant bon français, s’appelle Sanchez, Gimenez, Da Silva ou Paoli, ou même « un-truc-en-ski » ? Et puis, l’histoire nous l’apprends tous à l’école, nous avons été envahis et re-envahis. Qui parmi nous a donc un arbre généalogique qui remonte sans détour à Vercingétorix ? La géographie nous dit aussi qu’être français c’est être breton, picard, basque, corse, savoyard, vosgien ou encore gascon. Faut-il encore se méfier d’un voisin blond parce qu’il pourrait être normand ou flamand ? Ou d’un brun parce qu’il pourrait être basque ou catalan ?
Les jeunes beurs, ne l’oublions pas, sont français de nationalité. Nés en France, n’ayant pas demandé à être beurs, ils sont en partie le reflet de l’histoire de notre pays, comme beaucoup de peuples en rapport avec notre histoire coloniale. Nous avons envahi, et souvent massacré, de nombreux pays d’Afrique et d’Asie, on pense bien sûr à l’Algérie en premier, mais il y en a tant d’autres : Congo, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée, Liban, Vietnam, Cambodge, Laos, Guyane, Polynésie… Nous croisons chaque jour des enfants de ces colonies qui se sont intégrés en France, sans que cela pose problème.
Oui mais justement, dira-t-on, les vietnamiens, les « chinois,» on n’en entend pas parler. Les beurs par contre ont du mal à s’intégrer, entend-on. Est-ce si sûr ? Là encore, cela est probablement vrai pour certains, mais dans leur grande majorité, les immigrés de toutes origines s’intègrent silencieusement au sein de la société française – comme d’ailleurs ils le font au sein de toutes les sociétés européennes et occidentales. Regardez autour de vous. Vous connaissez sans doute au moins un « arabe » sympa, qui travaille avec compétence. Et nous sommes des milliers à en connaitre. Posent-ils problème ?
Une différence indiscutable bien sûr tient à l’organisation de la société française actuelle. Il est vrai qu’il y a cinquante ans et plus, les nouveaux arrivants, les « sans papiers » de l'époque, ne pouvaient pas bénéficier de tous ces avantages sociaux, allocations, formations, assedics, droit au logement, santé gratuite et autres qui, cumulés, font des sommes astronomiques et contribuent surtout à la crise sociale actuelle en agissant comme des "pièges à misère". Mais là encore, gardons-nous de juger trop vite. A qui la faute ? A ces pauvres gens qui viennent chercher une fortune moins miséreuse dans le pays des droits de l’homme, ou en fait au pays lui-même qui ne devrait pas leur octroyer des droits sans exiger de contrepartie ? On se rend vite compte que, même s’il y a bien sûr des abus – et les immigrés sont loin d’être les seuls à abuser du système, les français de souche restent des champions du « système D » – c’est avant tout l’état et le système social irresponsable qu’il a mis en place depuis cinquante ans qui porte la responsabilité de cette gabegie. Pourquoi reprocher à un jeune beur, qui est né français, les stupidités et incohérences d’un système social qui existait avant lui ?
En fait, les immigrés de nos jours sont les mêmes qu’hier et que ceux de demain. Ce sont des hommes et des femmes comme vous et moi, qui apportent leur intelligence, leur main d’œuvre, leur envie de vivre et leur envie de liberté. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard souvent s’ils choisissent de venir en France, c’est souvent qu’ils ont souffert d’un manque de liberté dans leur pays d’origine. D’où une envie de vivre et de contribuer au projet libéral historique de la France. Pas tous, certes. Mais plus d’un. Pour eux, cela a encore un sens, la liberté, l’actualité arabe le démontre. Cette nouvelle énergie, c’est une opportunité et une richesse pour notre pays. N’oublions pas que la première puissance mondiale, l’autre pays de la liberté, les Etats-Unis, est un pays construit pour l’essentiel par des émigrés. A nous, français de toutes origines, de continuer à relever le défi.
Article réalisé en collaboration avec Stéphane GEYRES.
Ces nombreux événements regrettables sont pour beaucoup l’occasion de montrer du doigt les jeunes maghrébins de seconde génération, voire les musulmans en général, dont le nombre croissant est souvent considéré par certains partis nationalistes comme la source de bien des maux de la France d’aujourd’hui. Bien sûr, ces faits sont très souvent objectivement regrettables, voire scandaleux. La haine qui se développe envers ces populations peut se comprendre. Pourtant, si on y regarde de près, qui sont vraiment les immigrés et que représentent-ils pour la France ?
Tout d’abord, il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier. Celui qui s'appelle Khalid ou Mohammed est-il forcément un sauvage ou un malfrat ? Certes, dans certaines banlieues ou « zones » la méfiance est là, les violences quotidiennes. Mais sont-elles le fait de tous ceux qui portent un nom « différent » ou n’est-ce pas plutôt un groupe, une bande réduite de quelques caïds qui mène la danse ? Les médias qui nous abreuvent chaque jour de ces images chocs ne le montrent pas assez, il s’agit le plus souvent d’une minorité de « sauvageons » qui cause ce sentiment d’insécurité qui s’installe. Vu leur nombre aujourd’hui, si chaque beur avait le couteau entre les dents, la vie serait déjà bien pire qu’au temps des bandits de grand chemin.
Car il ne faut pas l’oublier, cela a toujours existé en France parce que nous sommes un pays de tradition migratoire de longue date. Aujourd’hui nous craignons les beurs, les arabes. Dans les années 70, on voyait les portugais d’un mauvais œil, ils venaient nous prendre notre travail. Avant, c’était le tour des espagnols, qui avaient fui la guerre d’Espagne, et encore avant les italiens qui tentaient d’échapper à la misère de la Sicile ou de la Calabre mafieuses. Ou encore, après la première guerre, ce sont des polonais qui furent recrutés pour produire et nourrir la population. Qui n’a pas un collègue qui, pourtant bon français, s’appelle Sanchez, Gimenez, Da Silva ou Paoli, ou même « un-truc-en-ski » ? Et puis, l’histoire nous l’apprends tous à l’école, nous avons été envahis et re-envahis. Qui parmi nous a donc un arbre généalogique qui remonte sans détour à Vercingétorix ? La géographie nous dit aussi qu’être français c’est être breton, picard, basque, corse, savoyard, vosgien ou encore gascon. Faut-il encore se méfier d’un voisin blond parce qu’il pourrait être normand ou flamand ? Ou d’un brun parce qu’il pourrait être basque ou catalan ?
Les jeunes beurs, ne l’oublions pas, sont français de nationalité. Nés en France, n’ayant pas demandé à être beurs, ils sont en partie le reflet de l’histoire de notre pays, comme beaucoup de peuples en rapport avec notre histoire coloniale. Nous avons envahi, et souvent massacré, de nombreux pays d’Afrique et d’Asie, on pense bien sûr à l’Algérie en premier, mais il y en a tant d’autres : Congo, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée, Liban, Vietnam, Cambodge, Laos, Guyane, Polynésie… Nous croisons chaque jour des enfants de ces colonies qui se sont intégrés en France, sans que cela pose problème.
Oui mais justement, dira-t-on, les vietnamiens, les « chinois,» on n’en entend pas parler. Les beurs par contre ont du mal à s’intégrer, entend-on. Est-ce si sûr ? Là encore, cela est probablement vrai pour certains, mais dans leur grande majorité, les immigrés de toutes origines s’intègrent silencieusement au sein de la société française – comme d’ailleurs ils le font au sein de toutes les sociétés européennes et occidentales. Regardez autour de vous. Vous connaissez sans doute au moins un « arabe » sympa, qui travaille avec compétence. Et nous sommes des milliers à en connaitre. Posent-ils problème ?
Une différence indiscutable bien sûr tient à l’organisation de la société française actuelle. Il est vrai qu’il y a cinquante ans et plus, les nouveaux arrivants, les « sans papiers » de l'époque, ne pouvaient pas bénéficier de tous ces avantages sociaux, allocations, formations, assedics, droit au logement, santé gratuite et autres qui, cumulés, font des sommes astronomiques et contribuent surtout à la crise sociale actuelle en agissant comme des "pièges à misère". Mais là encore, gardons-nous de juger trop vite. A qui la faute ? A ces pauvres gens qui viennent chercher une fortune moins miséreuse dans le pays des droits de l’homme, ou en fait au pays lui-même qui ne devrait pas leur octroyer des droits sans exiger de contrepartie ? On se rend vite compte que, même s’il y a bien sûr des abus – et les immigrés sont loin d’être les seuls à abuser du système, les français de souche restent des champions du « système D » – c’est avant tout l’état et le système social irresponsable qu’il a mis en place depuis cinquante ans qui porte la responsabilité de cette gabegie. Pourquoi reprocher à un jeune beur, qui est né français, les stupidités et incohérences d’un système social qui existait avant lui ?
En fait, les immigrés de nos jours sont les mêmes qu’hier et que ceux de demain. Ce sont des hommes et des femmes comme vous et moi, qui apportent leur intelligence, leur main d’œuvre, leur envie de vivre et leur envie de liberté. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard souvent s’ils choisissent de venir en France, c’est souvent qu’ils ont souffert d’un manque de liberté dans leur pays d’origine. D’où une envie de vivre et de contribuer au projet libéral historique de la France. Pas tous, certes. Mais plus d’un. Pour eux, cela a encore un sens, la liberté, l’actualité arabe le démontre. Cette nouvelle énergie, c’est une opportunité et une richesse pour notre pays. N’oublions pas que la première puissance mondiale, l’autre pays de la liberté, les Etats-Unis, est un pays construit pour l’essentiel par des émigrés. A nous, français de toutes origines, de continuer à relever le défi.
Article réalisé en collaboration avec Stéphane GEYRES.
28 mars 2011
Une victoire à la Pyrrhus
Les batailles de Pyrrhus lui coûtèrent de telles pertes qu'il s'écria : « Encore une autre victoire comme celle-là et je rentrerais seul en Épire ! ». C'est de là que vient l'expression de victoire à la Pyrrhus. Et c'est l'image que ces élections cantonales peuvent laisser... les socialistes s'imaginent déjà gagner la présidentielle de 2012... par défaut d'électeurs!
Il faudrait peut-être modérer les ardeurs des uns et des autres au travers des résultats locaux et nationaux. En premier lieu, la gauche qui aspire à renverser le président de France par celui du FMI a peut-être du souci à se faire : en Ile de France, le département du Val d'Oise, fief de celui qui est parti sous d'autres cieux est le seul département à basculer... de la gauche vers la droite !!!
Il y a, et cela se confirme dans les Hauts de Seine, un profond désamour pour le clan du président : celui qui était le président de ce conseil général et qui devait être déboulonné, est réélu et celle qui devait servir de tremplin au fils du président a été battue.
Si le parti d'extrême droite a réussi un coup électoral, et s'il ne faut pas minimiser son pouvoir de nuisance, il n'est pas encore un parti qui peut séduire l'opinion... mais à force d'érosion du corps électoral, une voie dangereuse pourrait s'ouvrir...
En Haute Garonne, le pouvoir socialiste du conseil général montre les premiers signes d'effritement : le clientèlisme paye de moins en moins. C'est surement la leçon à retenir de ce scrutin : les électeurs réagissent certes encore sur une posture politique et la connaissance du candidat... mais les candidats connus du pouvoir local peinent cependant de plus en plus pour se faire réélire... les électeurs supporteraient-ils de moins en moins les cumulards ou les carriéristes?... On peut ainsi constater la perte de sièges historiquement ancrés socialistes, ce qui est un signe annonciateur de cette perte d'influence régionale qui se prépare...
Sans profond changement dans la manière d'aborder la politique, la France se prépare à quelques zones de turbulences dans les années à venir. Si c'est toujours faire des promesses en continuant à asphyxier fiscalement les citoyens, alors ce sera un véritable cataclysme politique auquel nous assisterons. L'extrême droite est un vote protestataire, une sirène d'alarme, pas une solution politique... pas plus que le dirigisme politique de gauche comme de droite n'en est une.
Le mal est profond et seule l'innovation politique à partir de ce que nos grands penseurs libéraux imaginaient peut redonner confiance... mais encore faut-il que les esprits soient prêts au changement et non à l'immobilisme!!! Car cela ne se traduit pas encore dans les urnes : voter extrême est une sacré régression!!!
Il faudrait peut-être modérer les ardeurs des uns et des autres au travers des résultats locaux et nationaux. En premier lieu, la gauche qui aspire à renverser le président de France par celui du FMI a peut-être du souci à se faire : en Ile de France, le département du Val d'Oise, fief de celui qui est parti sous d'autres cieux est le seul département à basculer... de la gauche vers la droite !!!
Il y a, et cela se confirme dans les Hauts de Seine, un profond désamour pour le clan du président : celui qui était le président de ce conseil général et qui devait être déboulonné, est réélu et celle qui devait servir de tremplin au fils du président a été battue.
Si le parti d'extrême droite a réussi un coup électoral, et s'il ne faut pas minimiser son pouvoir de nuisance, il n'est pas encore un parti qui peut séduire l'opinion... mais à force d'érosion du corps électoral, une voie dangereuse pourrait s'ouvrir...
En Haute Garonne, le pouvoir socialiste du conseil général montre les premiers signes d'effritement : le clientèlisme paye de moins en moins. C'est surement la leçon à retenir de ce scrutin : les électeurs réagissent certes encore sur une posture politique et la connaissance du candidat... mais les candidats connus du pouvoir local peinent cependant de plus en plus pour se faire réélire... les électeurs supporteraient-ils de moins en moins les cumulards ou les carriéristes?... On peut ainsi constater la perte de sièges historiquement ancrés socialistes, ce qui est un signe annonciateur de cette perte d'influence régionale qui se prépare...
Sans profond changement dans la manière d'aborder la politique, la France se prépare à quelques zones de turbulences dans les années à venir. Si c'est toujours faire des promesses en continuant à asphyxier fiscalement les citoyens, alors ce sera un véritable cataclysme politique auquel nous assisterons. L'extrême droite est un vote protestataire, une sirène d'alarme, pas une solution politique... pas plus que le dirigisme politique de gauche comme de droite n'en est une.
Le mal est profond et seule l'innovation politique à partir de ce que nos grands penseurs libéraux imaginaient peut redonner confiance... mais encore faut-il que les esprits soient prêts au changement et non à l'immobilisme!!! Car cela ne se traduit pas encore dans les urnes : voter extrême est une sacré régression!!!
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